Bon, les amis, soyons honnête: c'est le bazar.

J'ai divorcé, donc, mais au lieu de souffler seule, ce dont j'avais pourtant clairement le plus besoin, je n'ai pas hésité à franchir les barrières de la connerie humaine en me collant avec un gars (sans commentaire), avec qui je vis. Décision complètement conne, il n'y a pas d'autre mot. J'aime pas ça.

Je suis fatiguée, je voudrais me tirer aux antipodes, mais mon licenciement (vous n'étiez pas au courant? C'est bien mieux, tout cela est parfaitement triste et sordide) qui traîne maintenant depuis des mois me laisse sur le carreau. Je prends à bras le corps des problèmes qui ne sont pas les miens, avec une espèce de dévotion servile qui pourrait s'avérer utile si elle s'adressait à un être susceptible de l'apprécier (eyyy non ce n'est pas le cas).

Dommage, n'est ce pas? 

Me voilà donc à continuer de flotter entre deux eaux troubles, à nourrir à demi des projets que je ne peux même pas envisager pleinement puisque je suis encore administrativement otage..pardon, liée à mon employeur. Je voulais que tout coule, que tout soit fluide, mais je ne suis pas décisionnaire plus que cela.

Je dis beaucoup de bêtises, ré-écrire quelques lignes me procure un grand soulagement, bien plus sain d'ailleurs que celui qui consiste à traiter menatlement mon mec de connard (dans ma tête) (bah oui, hein, je ne suis pas une vraie mauvaise)...(et surtout je ne peux pas encore le fuir aussi bien que ce que je souhaiterais).

Le grand drame, pour moi, dans l'histoire? Ne toujours pas avoir connu l'affection pure d'un homme. Je n'ai jamais été exigeante (vraiment pas assez, je pèse mes mots: je suis une lo-pet-te), mais c'était aussi pour permettre à ces messieurs (ceux à qui j'ai réellement ouvert les portes de mon coeur), justement, de se montrer prodigues sans trop forcer.Mais rien n'est venu. Sinon les râteaux, au mieux l'indifférence. Pour moi, ne rien demander était une façon d'être choyée a minima. Le garçon avec qui je vis (quis'est installé chez moi) se cogne totalement de mavie et de mon bien-être, plus encore que le prédédent.

Même ainsi, cela n'aura pas été le cas. J'ai tant donné sans rien recevoir, et parfois en recevant des mauvaises ondes... En toute sincérité, il n'y a rien de gai dans ce constat, mais aussi cinglant puiise-t-il paraître, il faut l'accepter.

C'est nimporte quoi. J'ai fait n'importe quoi. Il y a un an exactement nous divorcions, et un an après, sans que je n'ai de regret quand àcette décision, mon coeur est au même point, l'amertume en plus,la tristesse et l'aigreur en plus.Tout ce que je souhaitais éviter.

Je voulais y croire, je voulais une jolie histoire, je l'ai construite toute seule, en ramassant les montées d'adrénaline d'un conjoint qui se fiche éperduement de moi. J'avais tant besoin de me croire aimée de lui que je lui ai passé toute ma vie. Je me suis plantée, même pas en beauté.

Qu'il est vide le pauvre château de ma tête. Comme elles sont grises les lumières derrière mes yeux, comme il est profond le lac de ma peine.