Quasi un an de passé, je suis venue, j'ai pas pu.. Beaucoup d'eau sous les ponts, un changement de situation et un changement de vie en vue, un divorce, des déceptions, des auto-déceptions surtout, des remises en question et parfois aucune réponse.. 

Une année aussi déstabilisante ne se raconte pas, par respect d'abord, par pudeur, par superstition aussi.. Je ne donnerai pas de détails sur la coupure nette dans mon équilibre au foyer, je parlerai simplement de certains vents, de certaines tempêtes qui nous font décoller du sol, de courants qui m'ont emportée, et pas encore déposée à terre.

Un an après mon dernier billet la route semble devenir un peu plus douce, un peu moins chaotique mais j'utilise "semble" par précaution..il est très très probable que l'avenir soit semé de surprises, bonnes ou non. À vrai dire, je n'imagine pas que le ciel se dégage paisiblement et durablement. 

Je vais vivre seule, dorénavant, notre trio familial est disloqué et cela sera douloureux pour chacun de nous, douloureux parce qu'il faut tirer un trait sur notre histoire ensemble, douloureux parce qu'on n'épouse pas quelqu'un sans accrocher des rêves, d'espoir, qu'on ne construit pas dix ans d'une vie de famille sans s'y investir. Lorsque l'heure de se quitter a sonné, on laisse de soi, on se perd aussi un peu.

Un nouveau chapitre commence, un nouveau toit m'accueillera, et tout ce que je désire à présent est la paix profonde. Pouvoir expliquer à mon fils que le divorce ce n'est pas la fin de l'amour, pas la fin de la famille..que tout se transforme.. 

Voilà en quelques mots l'histoire de ce vide de presque un an. 

Je reviendrais raconter mes âneries parce qu'être légère me manque, être superficielle aussi (genre la nana qui cogite trop d'habitude).