Aujourd'hui, j'ai franchi la porte d'un coiffeur (Eric Zemmour, en l'occurence, si vous voulez savoir), bien décidée à me débarasser de mon ombre hair. Ce n'est pas que je ne l'aime plus mais soyons honnêtes, autant l'été c'est joli, presque naturel, autant le bicolore a du mal à passer la saison. Mon bronzage se barre (reviens, enculé*), j'ai le teint qui perd de sa couleur ambrée, bref, ça ne va plus du tout, je trouve que ça fait excessivement vulgaire, hors contexte estival.

J'ai compulsé tous les forums de discussion à ce sujet ("recouvrir mon ombre hair" "vendez la mèche" "les pays où l'été dure toute l'année" "aller chez Eric Zemmour en étant centriste"), et j'ai choisi la raison, ne PAS tenter l'expérience à la maison, bien que je sois d'ordinaire hyper encline à tenter des potions chez moi et à inventer des trucs à destination de ma tête. Non, là, je ne voulais pas me planter et devoir me pointer au boulot avec des reflets roux (alors que c'est une couleur naturelle que j'adore, dès que ça devient artificiel, je fuis ça comme la peste) (ai-je un problème?).

Donc me voilà chez Eric, à expliquer au pauvre coiffeur qui par malheur s'est retrouvé avec mon cas entre les mains, ce que je veux ET ce que je ne veux pas.

Je ne veux pas qu'on me parle quand j'ai de l'eau dans les oreilles.

Je ne veux pas qu'on me raconte des potins, j'en ai rien à battre des problèmes de cellulite de la voisine de bac.**

Je veux couper, mais en gardant la longueur.*** (Evidemment).

Je veux quelque chose de soigné mais facile à coiffer. (Bah tiens).

Qu'on recouvre mon ombre et que ça reste naturel. (Mais bien sûr).

Je veux que ça n'abîme pas les cheveux.

Je ne veux pas de brush.

Je ne veux pas d'effets racines.

Je ne veux PAS de brush (je pense que c'est à ce moment là que j'ai commencé à les lui casser joyeusement) (et qu'on m'a quand même fait un brush digne de Pam Ewing, pour se venger).

 

Passage au bac, où on m'a massé le crâne, puis gros trou noir (dormi?) (droguée avec les vapeurs de coloration?), puis une gentille dame indienne, qui pensait manifestement que j'avais 14ans et demi, volé dans le portefeuille de ma mère pour aller chez le coiffeur, m'a demandé "qu'est ce qui lui ferait plaisir, heinnn? On égalise gentiment? Heiiiin?" -pourquoi, il existe une version barbare avec une scie sauteuse??- puis qui s'est lancée dans le travail de coupage des pointes (je veux paaas de brushing) puis m'a fait un brushing. Pour être honnête, durant toute l'étape de la coupe, elle m'a expliqué comment elle procédait, pourquoi elle procédait ainsi,  demandé si ça allait, quel effet je cherchais etc..Très pédagogue, ça j'ai vraiment apprécié.

 

Après qu'elle m'ait brushé les cheveux (désespérance), on a discuté quelques minutes des soins à apporter à ma couleur, et je suis rentrée.

Bilan de l'opération: je trouve ma nouvelle couleur un cheveu trop foncée (mais comme je suis drôle!), mon brush me sort littéralement par les trous de nez (d'ailleurs je m'apprête à aller détremper tout ça illico sous la douche), mais mon ombré a complètement disparu, je n'ai aucun reflet roux, et ma chevelure est clairement moins abimée.

Cela dit, je suis également très heureuse d'une chose: je me suis souvenue à quel point je détestais les salons de coiffure, et j'ai la certitude de ne pas y remettre les pieds de sitôt.

Voilà. tifouilles_015 Ça c'était avant, lors de mes adieux à ma blondeur.tifouilles_033  l'après, Holà, como te llamas? Hablas español? Sans compter que la photo, encore une fois artistiquement prise (Fils, 11ans), me fait ressembler à un déménageur mexicain qui aurait mangé Salma Hayek.

 

 * la petite note de vulgarité du jour, bonjour.

** qui en l'occurence était un homme non moins soucieux de sa ligne puisqu'il expliquait au shampouineur qu'il suivait un régime protéiné pour perdre du poids et que son alimentation actuelle se composait d'oeufs durs, "efficace, rapide, mais ça fait péter les oeufs durs". Oui, moi quand je vais dans un salon de coiffure, j'ai la chance de tomber sur ce style de conversation, yes madam'.

*** ce que toutes les filles veulent, c'est bien connu.

 

 

C'est tout pour aujourd'hui.