D'abord, une information importante: je ne suis pas prise en otage au fin fond du Swaziland, qui d'ailleurs n'existe peut-être même plus.

Je suis juste, juste over-déborded-full-busy, ou plutôt j'étais, carrrrrr (roulements de tambour).... j'ai terminé mon mémoire. Ou, devrais-je dire, mon putain de mémoire à la con (*pardon les gens*).  INCROYABLE, oui, et je suis la première à être surprise. Comme je n'étais également pas la dernière à me taper la tête contre le clavier jusqu'à imprimer un azerty sur mon front, ni la dernière à me lamenter, ma foi...tout ça se tient.

Mon impression? J'ai fait de la merde (*pardon les gens*) (tant que j'y suis, autant prévenir: ça risque de pas s'arranger). Je pense que le jury qui va devoir se taper la lecture (et la traduction, parce que mon français à moi, c'est de la langue étrangère) (balèze) de mon pâté mériterait le prix Nobel de la Bonne volonté, si tant est que ce prix existe, et si tant est qu'on survive à cet exercice. Si j'essaie de positiver un peu, je peux aller jusqu'à imaginer que cela restera dans les annales universitaires de l'année 2013 au chapitre "la plus grosse blague".

Cela dit, moi, j'ai moyennement rigolé.

J'ai pleuré, ça oui. Pleuré d'émotion en écrivant certains passages où je décris mon travail auprès des enfants (beuheuuhaaa j'aiiiiime tellement les z'enfants, ouiiiiinnnnn), pleuré de rage parce que je n'arrivais plus rien à produire qu'un paquet de lieux communs nuls à chier, convenus et inutiles. Pleuré sur mon sort, pleuré sur le sort de ceux obligés de me supporter, pleuré sur mes employeurs.

J'ai aussi tempêté, à tout va. Tempêté après mon mec parce qu'il voulait m'aider à organiser ma présentation, hurlé sur mon fils quand il venait me faire des bisous (Arrêêête de déranger Mamannnn! Puis, deux secondes après: mais non en fait mon Prince, Maman est méchante, idiote et connnnnnne, excuse la, elle est fatiguée, excuse la, tiens, prends 100€, va t'acheter des bières), tempêté après les gens qui me demandent de bosser (mes employeurs, oui, ces demandes sont légitimes, si on va par là) alors que je suis en train de gribouiller ma 25e tentative de traiter les pratiques de lecture. Tempêté violemment contre moi-même pour avoir jeté par mégarde la version n°26 -la moins lamentable-. Breeeeef. Moralement, j'ai connu des instants plus radieux.

Mais maintenant, je suis presque soulagée (pas contente de moi non plus. Faut pas déconner), parce que cela se termine. Je n'aurais plus la quasi obligation de me nourrir de baguette et de gruyère le nez collé à Office. Ni obligée de boire un nombre débile de cafés par jour, donc plus forcée de veiller, au bord de la crise de nerfs, parce que la caféine ne se dissout PAS dans mon organisme. Ni m'apercevoir que l'Assistant Word est devenu mon confident, mon meilleur pote. Je vais pouvoir me vautrer à nouveau devant Esprits criminels, sans rien capter, comme un veau neurasthénique, en passant des commandes futiles sur nike.com. La good life.

J'en suis arrivée au point où tout ce qui compte, c'est d'avoir terminé. Peu importe si on publie mon vomi travail dans les pages "gag" de Télé Z, pas grave qu'il serve de référence (À NE JAMAIS FAIRE) pour de futurs étudiants. Tant mieux, même. 

Voilà, bonsoir (TF1 j'arriiiiiive!!).