C'est le bordel. Je suis témouine de faits pour le moins curieux, peut-être pas paranormaux, mais pastrèsnormaux.

Depuis trois jours, sur ma terrasse, un groupe de cinq ou six mouches volent à hauteur d'homme, sur place, au même endroit. Sans tourner sur elles-mêmes, sans aller ni revenir, non: elles stagnent sur place.

Au départ je me suis juste fait la réflexion "c'est vraiment con une mouche, ça a la terre entière à parcourir, la côte d'azur à portée d'aile, ça pourrait aller se baigner dans des criques inaccessibles, touça, mais ça reste au même endroit, à passer sa journée à battre des ailes sans changer de place".

Et puis l'après-midi est arrivée, le soir ensuite..je me suis demandé si elles n'étaient pas tout bêtement prises dans une toile d'araignée, mais après vérification: ce n'est pas le cas.

Le lendemain matin, les mêmes, au même endroit. Et nous en sommes au jour numéro trois, et limite j'ai épuisé tous les raisonnements possibles et envisageables, les explications rationnelles (elles sont attirées par le macchab' de crapaud que j'ai découvert au fond du jardin -bon appétit bien sûr-, jardin que je retournais pour trouver un semblant d'explication rationnelle) (mais ça n'est pas le cas puisqu'elles sont trop loin du feu-crapaud qu'elles auraient butiné depuis longtemps, et à la fois trop proches pour l'avoir loupé) (je vais vo-mir) (je vous aurais volontiers raconté les mille et un moyens que j'ai envisagé pour enterrer le crapaud sans le toucher, mais on n'est pas là pour ça, et j'ai honte de l'avouer mais tous ces moyens sont réduits à néant puisque j'ai peur de m'approcher de la bête, toute froide qu'elle puisse être). Donc les explications rationnelles, pas valides.

Il reste donc à envisager les explications totalement irrationnelles, registre dans lequel je ne manque ni d'inspiration ni de preuves scientifico-psy-de-comptoir, à savoir: elles sont là pour me figurer ma mauvaise conscience (j'ai toujours quelque chose sur la conscience, genre un mémoire de sciences humaines* à rédiger pour une date qui devient d'ailleurs particulièrement menaçante), elles volètent pour me montrer à quel point les choses en suspens sont de véritables bombes à retardement, bref, j'y vois tout un tas de trucs possibles pour expliquer leur présence, et ces trucs là sont, évidement de très mauvais présages, hein. Parano de comptoir aussi.

J'hésite à aller voir plus avant sur Google ce que je pourrais obtenir comme renseignement, j'ai bien appris une chose sur le Net: Google est là pour confirmer tes pires préssentiments, pour te montrer le coté obscur de la nature, et te donner de quoi flipper pour les dix générations à venir. C'est là que j'ai notamment appris sans vraiment le chercher que le crapaud commun est toxique et qu'il peut intoxiquer mortellement des chiens et des chats. De là à opérer un raccourci (alors les moustiques qui sont sur ma terrasse ont possiblement éclos sur le macchab', ils sont peut-être porteurs de microbes toxiques, l'éventualité de mon décès par contamination du crapaud n'est pas totalement exclue, breeef)..

Voilà. Vous pourrez constater encre une fois que tous les myens sont bons pour me détourner de ce p"#% de travail que j'ai à plier. Dommage que je ne sois pas évaluée sur mes capacités d'évitement et de procrastination.

Retournons à nos mouches, et continuons de n'y rien comprendre.

*du coup, sciences animales n'auraient pas été un bon choix.