imageimageimage Photos campagne Calzedonia.

VACANNNNNNNNCES, ça y est, Halleluja elles sont là, je crois n'avoir jamais déconnecté aussi vite de ma vie (dix jours avant de fermer le bureau, quand même). Le trop plein de bad karma (la version exotique pour "ambiance de merde"), la fatigue accumulée et chassée à grands coups de yoga matinal et de bains de mer en sortant du taf..j'ai clairement la sensation d'avoir joué la carte "survivance" les derniers temps, et d'avoir déployé des trésors de subterfuges pour tenir le rythme jusqu'au bout.. mais enfin, la délivrance est là -plus précisément, elle commencera lundi matin, là, c'est encore un week-end a priori normal- et je peux désormais me lâcher dans les grandes largeurs.

Fini le délire "tenue de bureau", l'obligation de me saper en fonction d'hypothétiques élèves qui viendraient voir comment ça vit, une administration scolaire en période de congé (sont pas fous, les gamins..qu'est ce qu'ils pourraient bien venir fiche?) Fini les repas à la cantine avec des gens qu'on aime bien en temps normal, qu'on ne supporte plus en fin de compte (=tout le monde. Entre parenthèses, je trouve toujours ça super triste, de ne plus pouvoir encadrer les collègues -c'est réciproque, on est tous sous le coup de l'épuisement/nervosité- juste parce qu'on arrive au terme d'une année de boulot, on se quitte tous dans une ambiance tendue, limite en se bisant "allleeeeez, bonnes vacs'" on a des envies de coup de boule sauvage) (alors qu'on pourrait raisonnablement partir en pique-nique et/ou se murger à la plage, main dans la main, yeux dans les yeux, touça..).

Breeeeef. Je n'exagère pas en disant que, sachant la ligne d'arrivée atteinte hier soir, j'ai passé l'une des meilleures nuits des six derniers mois, j'ai écrasé d'un sommeil de dingue (Aah? C'est donc ça une nuit réparatrice?? Mais c'est formidaaaaable, dites donc!! Depuis le temps que j'en entends parler, c'est incroyable, je comprends cet engouement, haaaaaan!!!) (ViedeRêve.com). Tellement une bonne nuit que j'ai remis ça à la sieste direct, où je n'ai pas bou-gé de position ("l'étoile de mer" pour ceux que ça intéresse) (mais mon Homme, qui a un sens de la métaphore assez pauvre, appelle ça "position de la casse-burne", because chacun de mes membres occupe un coin du lit) (faut ce qu'il faut) , que j'ai rêvé de choses heureuses, et non pas de mon N+1 en train de déchirer mon contrat en me traitant de petite connasse (ça revenait trop souvent, sans plaisanter) (ça fait du bien d'en parler, hein, parce que j'y voyais une sorte de prémonition-captation de l'inconscient collectif, assez angoissant).

ALORS LE RAPPORT AVEC LES MAILLOTS? Et bien, il n'y en a pas vraiment, juste besoin de quelques lignes d'exutoire avant de causer bronzette, ou de bronzer Cosette, si on veut.

Alors attaquons. Le maillot de bain, pour moi c'est un énorme chapitre de ma vie, de ma life serais-je même tentée de dire. N'importe quelle pouffiasse du bord de mer surfeuse professionnelle fille vous le dira, c'est un enjeu crucial de la vie littorale.Et ce  n'est pas parce que j'ai actuellement un oeil et une oreille rivés sur France 5, programme "culture et cuisine indienne" (de la bouffe végétarienne de toutes les couleurs, de la sauce aux neuf épices) (énorme kiff) (quelle classe innée les indou(e)s, quelles postures naturellement altières, les hommes en jupe, ces roses et turquoises flamboyants) (et tous ces enfants aux grands yeux à qui je pourrais faire l'école, tiens), ce n'est pas parce que je bave de faim au dessus de mon Ipad (hahem, poète à mes heures, oui), non, ce n'est pas pour ça que je ne reste pas concentrée sur l'immense challenge qu'est le maillot de bain.

(Autant prévenir: il est possible que je contredise la plupart de mes précédents discours vestimentaires, c'est normal, femme varie, pour couper court.)

Donc. Le maillot de bain, base de l'habillement estival. On passe un tiers de sa journée dedans, à le laisser vivre sur le sable, deux tiers si on reste la soirée sur la plage, le dernier tiers étant plus hasardeux (mais bon, si on a trouvé personne pour nous l'arracher virilement passées 23h, c'est que ce maillot n'est pas le bon, CQFD). 

Que fait-on dans son maillot, l'été? Je viens de le dire, vous ne suivez rien (c'est difficile, en même temps). Alors je reprends.

*On bronze. Le Maillot Magique, MM pour les intimes, se doit dès lors d'être plutôt minimal, du moins pas trop alambiqué. Sous entendu, le trikini c'est bien joli, mais les marques de bronzage qu'il laisse, là, sont plus risquées. Sauf si bien sûr on n'a pas l'intention de porter de bustier ni de dos-nu. La fille de la plage conseille de varier les échancrures et les liens d'accroche, pour éviter tout zébrage intempestif. La fille de la plage conseille clairement le bandeau sans bretelle: sans bretelle, parce que belles épaules unies, et sincèrement c'est le modèle-haut le plus seyant qui soit, sexy sans avoir l'air. La fille de la plage précise à toute fin utile que c'est également le modèle le plus facile à tomber (pas de double noeud maladroit, pas de ficelle qui saucissonne).

*On s'expose. Pas qu'au soleil, donc. On va jusqu'à la paillote se chercher un café, on va demander un renseignement au moniteur de planche à voile (= son numéro de portable), bref, on est vue. Pour le coup, zoom sur la culotte (3615 pervers). Pas de chance, il faut jouer finement, et se pencher dessus (mais c'est un article d'une délicatesse infinie dites moi). On ne va pas se mentir, tous les bas de maillots ne sont pas faits pour mettre en valeur les mêmes personnes*. Une fille ronde avec un triangle à nouettes, bof. La même avec une taille haute et/ou un shorty, c'est super joli.

Il y a des coupes "rétro" absolument magiques qui ne vont qu'aux filles généreuses, je trouve ça hyper beau et c'est un vrai parti pris de féminité. Les filles androgynes peuvent se lâcher sur les frous frous, le liberty, ou les bloomer bouffants, ça ne choquera personne.

* On bouge son boulard. On va dans l'eau, on paddle, on nage, on waterpolote, on court dans les vagues en levant les bras en l'air comme une fraîcheur Narta, on surfe comme moi, bref, on ne tient pas en place.

Alors là, scoop, que dis-je SCOOP.  Inutile de vous casser la tête, consœurs aquaphiles, en dehors de la combi en néoprène ou du board short, le maillot de la fille qui ne tient pas en place..ne tient pas en place non plus. Pas la peine de chercher celui qui s'accrochera à ses fesses et refusera d'en décoller même sous la menace, le bas de maillot finira inévitablement par migrer là où il ne doit pas. Que les choses soient claires: existe-t-il un geste plus immonde que celui qui consiste, une fois debout, à aller décoincer le bout de culotte de la raie des fesses? (Aussi immonde: l'homme qui se remet une boule fugueuse dans le slip) (quand je vous dis que j'aime la poésie). Mais que faire? Que faire, maiiiiiis quuuuue faiiiiiiire, me criez vous? Easy: on tape dans les échancrures brésiliennes. Les coupes italiennes (bizarrement, car en Italie n'imaginez pas trente secondes mettre un moindre petit bout de sein à l'air, vous périrez noyée dans la sauce al pomodoro, sous le courroux d'une mama qui se signera devant autant d'impudence et vous maudira jusqu'à la douzième génération), les coupes italiennes sont parfaitement échancrées, et ainsi adaptées à l'activité sportive. **

 

Je trouve mon bonheur chez Calzedonia (pour les bas seulement.. je trouve les hauts chers, en plus d'être trop "ornés", trop "habillés" pour moi), ça coûte dix euros en soldes (hein? Oui du coup j'en ai pris plusieurs), il y a une tonne de couleurs, d'imprimés, personnellement je dépareille absolument tout (=parfois n'importe comment), ils sèchent vite.. Que demander de plus? Le numéro du planchiste? 

Pour les hauts, je trouve des bandeaux chez Pimkie (les moins onéreux, ça me ferait mal de payer cher un truc qui va être maltraité dans l'eau de mer et le sable), Undiz, Etam, et roule ma poule.

 

*je suis partisane de dire qu'on porte ce qu'on a envie, et je ne m'attache pas trop à ce qui me va ou non, on est vite coincé sinon. Mais bon. Il y a des fois où ce qui ne nous va pas nous saute à la gueule.

** Quand on porte ce genre de coupe, il vaut mieux rester prudent sur l'attitude qui va avec. Le regard en coin par dessus l'épaule comme sur les photos du catalogue, c'est risky business, si vous voulez mon avis.