Les vacances de février, celles qu'on aime passer sous la couette, à narguer le soleil qui se lève et le froid qui se densifie en buvant des chocolats chauds, avec des crêpes..

Cette année, vu que notre appart est en chantier (Géronimooooooooo), on avait le choix entre rester sans possibilité d'accéder à la salle de bains ni aux toilettes, ou partir. Donc on est parti, rejoindre ma soeur en vacances dans les Basses Alpes.

Même si je ne suis pas a priori pas fan des Basses Alpes parce que le relief me paraît hostile, les lumières grises, limite sinistres, il y a de jolis jolis coins et justement, c'est là qu'on est allé ("Bonjour, service des phrases grammaticalement laides, pouvez vous retirer s'il vous plait?").

Quelques kilomètres après Cannes, dès les premières hauteurs de l'arrière pays, on a vu: la neige. Phénomène classique du mois de février, ouiii, mais bon, à Cannes on n'est pas habitué. D'ailleurs la première fois qu'il a neigé, Poupoune pensait qu'il pleuvait des granules (meugnon). Bref, moi je vis l'épisode neigeux comme une sorte d'expédition polaire, une expérience de dingue, inédite, même en deça du 43eme parallèle, oui, le sudiste est limité dans l'amplitude de sa tolérance climatique. 

Sincèrement, la neige, ce joli manteau blanc poudreux et ouaté, les sons qui s'étouffent, le calme absolu qui tombe en flocons moutonneux, c'est doux. C'est beau à regarder, drôle à toucher (et à envoyer sous forme de boules), accessoirement agréable à manger (je mange de la neige à chaque fois que j'en ai l'occasion). 

Après un séjour dans des lieux absolument idylliques (sur un immense plateau ensoleillé complanté de pommiers, seuls à la ronde, sans l'ombre d'un poteau électrique (une de mes fixettes: je déteste les fils électriques qui polluent le paysage. Ça peut me gâcher le quotidien, bref), sans le moindre bruit de voiture, avec les montagnes à perte de vue, wa-ou) on a fait du feu dans la cheminée (délice hivernal), joué aux mikados, contemplé le ciel pur (comme il peut l'être dans le sud) (ai-je déjà dit combien j'aime le sud de la France? Cent mille fois? Ah?).

La sérenité, ça n'a pas de prix, voir les gens qu'on aime aussi..

J'en arrive à cette habituelle rengaine: les vacances, c'est le paradis de l'existence.