imageimageimage Aujourd'hui, testé pour vous: être une échalote.

Il pleut, il fait gris mais pas ultra froid non plus, dans le bureau en revanche nous avoisinons gaiement les 56842326 degrés, donc pour se vêtir, vous parlez d'un bordel.  Ajoutons que je suis toujours malade, il n'est donc pas question de baisser la garde (la gaaaaaaarde!!!) et d'en reprendre pour deux semaines.

Alors je me suis inspirée de l'échalote, cette noble (?) racine qui agrémente ma vie, et depuis ce matin, ma conception de l'habillement. J'aurais pu dire layering, ça aurait propulsé le propos bien au delà de la métaphore légumière, mais vu le résultat, restons humbles, de humus, la terre, et non pas houmos, le pois chiche en purée, merci.

 

J'ai ainsi enfilé une quantité proprement hallucinante de couches, différentes longueurs de manches, pour pouvoir les retrousser au moment du combat avec mon taf (qui s'accumule encore plus que les pelures, pouerk). Cet agglomérat, à défaut d'être agréable à l’œil, fût particulièrement douillet à porter (en même temps, aller au boulot avec sa couette sur le dos, qui n'en rêve pas?).

Comme par volonté d'enchanter le monde, j'ai préféré prendre des photos de détail, plutôt que de l'ensemble. Et de toutes manières j'ai passé la journée plus ou moins entourée d'enfants à qui je me voyais mal demander "tu me prends en photo? Avec tes couvertures? Oui, oui", j'ai un reliquat d'autorité que je compte conserver. Donc: détail.

 

Sinon, j'ai bien ri, ahaha, en allant zoner sur facebook, et en m'aperçevant qu'il y avait des gens (et pas deux ou cinq, non: beaucoup de gens) qui ont écrit de zentils messages sur le mur de notre ex-président. On s'en fout pour qui on vote, là n'est pas le propos.

Ce que je LIKE, que je double like même, c'est l'état d'esprit du type (ou de la typesse) qui écrit son petit message "alors bon anniversaire, M.le Président, j'espère que la famille va bien. Revenez vite, ils sont devenus fous" etc, j'ai même lu "bon anniv' t'es vraiment un copain pour les français", et sincèrement, du fond de mon coeur ému par la tendresse onctueuse, j'ai tellement ri que j'ai cru que mes poumons allaient se détacher (bon).

Nan, vraiment: notre ex homme d'état, aujourd'hui, va lire les six mille messages de parfaits inconnus, et puis leur répondre un par un aussi, non? Je suis fan de cette espèce de familiarité dévergondée et insolente dont on est capable via les réseaux sociaux. Boon, alors, français françaises de facebook et d'ailleurs, merci pour vos attentions, je vais bien, Carla aussi, les enfants, ma foi, ils poussent, spéciale dédicace à tous ceux qui ont lâché un petit texte sur mon mur, oui, je vais revenir, mais pas ce soir parce que j'ai une grosse soirée d'anniversaire, mais hein, tchusss à toi et si t'es pas content enlève moi de tes contacts".

On rigole comme on peut, mais parfois y'a de vrais sociopathes qui se promènent.

Voilà, j'ai repris le travail aujourd'hui, j'ai cent mille millions de choses à faire en ce moment, par exemple écrire mon mémoire (en le disant ça me donne l'impression d'y avoir travaillé un peu) (suffisamment pour que le sujet tombe trois semaines aux oubliettes, par magie)( quelle grosse capacité d’auto persuasion), des conseils d'administration, de la recherche de mécenat pour un projet über cool (qui serait tellement méga super plus über cool si je n'avais pas à chercher des mécènes) (je peux pas, je cherche le sens de la vie en ce moment), des réunions syndicales (j'adooooore courir dix lièvres à la fois, cela rend mes pétages de plomb sur l'air de "j'en peuuuuuux pluuuus" carrément crédibles) et aucune, aucune envie de m'y mettre, pour changer, j'ai encore raté une occasion de prendre en photo les flambantes (non pas flambées) crêpes que mon Amoureux a eu la chouette idée de préparer hier soir, hélas elles ont péri englouties, sous la chantilly et le chocolat noir corsé fondu (yep). Globalement je devrais me mettre un coup de pied au cul et m'y coller.

Entamer un "régime", pas pour maigrir, meuh non, juste pour arrêter de fragiliser mon organisme à coup de brioche au chocolat au riz (oui, les amis, dieu existe, tous les jours à 17h dans mon placard il prend la forme d'une brioche -de six tranches, pour rester précise- et il me dit "mangez, ceci est ma substantifique mie"), de frites et de saloperies sucrées et grasses. Sûre que c'est à cause de ce type d'habitudes hivernales que mon corps est victime des coups de froid, des rhumes, de la flemme, de la gangrène gazeuse, de la fatigue, et éventuellement du petit coussinet sub-fessier qui est aparu dans mes poches de jean.

image Marie-Antoinette se coupant de la brioche après avoir donné sa baguette aux révolutionnaires.

 

 

Allez allez, avant que la garde ne se jette sur moi en hurlant Gééééronimoo je m'évapore.

 

 

Pull American vintage, Gilet Strass exclusive, longue écharpe Galeries Lafayettes.