Mais non, ceci n'est pas une énorme blague, mais bien une jupe que vous voyez.

Comme quoi il n'est jamais trop tard pour bousculer ses habitudes, bouder ses jeans, remiser ses certitudes quant à l'impression d'être un cow-boy. Il suffit d'aimer un truc pour avoir envie de s'y mettre, et de se le mettre dessus. Cette jupe n'est pas une inconnue, qu'importe, je l'aime, elle est boule, elle est belle, et il fait chaud dedans grâce à sa forme qui empêche le froid de se glisser dessous. C'est calculé, certainement. Par des gens qui ont compris que si on a froid, on ne mettra plus une jambe quasi nue dehors, que les jupes tomberont en désuétude, personne n'en mettra plus, les usines fermeront, les ouvriers connaîtront un chômage long, pas rémunéré et devastateur pour le moral et les finances familiales, les enfants ne pourront plus aller à l'école et seront obligés d'aller gagner de quoi subvenir à la survie de leur famille en allant vendre des journaux de la veille sur les chemins glacés d'une campagne sinistre. Alors ils ont bien réfléchi et : "Chaude, la jupe".

Sinon:

Non, la technique imparable pour prendre des très belles photos potables ne s'est pas glissée par magie dans mes mains ni dans mon cerveau.

Non, je n'ai pas la grippe, juste une tête de déterrée mais si vous me laissez trois secondes de réflexion je pourrais accuser la surexposition de la photo, prétexter que j'adore les héroïnes médiévales avec leur teint d'endive (ou d'albâtre), que je suis en guerre contre le fond de teint, le soleil, la vitamine C, en croisade contre la tyrannie de la bonne mine. Mais ce serait fuir la réalité crue qui est si simple: il est 17h, je viens de rentrer, j'ai pas eu le temps de ravaler la façade du palais facial.

Oui, je mets des rangers avec une jupe (c'est psychologique, sinon j'ai vraiment la désagréable sensation d'être, attendez, une meuf déguisée en femme). Et ces rangers viennent tout droit d'ebay, je les ai payées le prix du zip ou de la semelle, elles sont flambantes.

Oui, je devrais m'occuper des feuilles mortes partout par terre mais je t'offrirai des fleurs et des nappes en couleur pour ne pas qu'octobre nous prenne.

Oui, je vais me coucher tôt tout de suite puisque demain matin, j'ai visé trop haut, j'ai un cours de Pilates à 8h30, le genre de grosse connerie qu'on programme le lundi, qu'on passe la semaine à imaginer que "pff même pas peur" et que le vendredi soir on se sent, comment dire, conne à bouffer du foin.

DSC02291

DSC02295 (2)

DSC02275

Jupe Asos, bottes Pascal Morabito, pull Benetton.