Blouse gp

 

Blouse

grise

Ce matin je suis partie en virée à Nice, avec l'idée de profiter des soldes pour égayer un peu ma garde-robe qui me semble, comment dire, trop uniforme.

 

J'ai pas failli à l'appel des chouettes affaires, j'ai surnagé parmi des tonnes de sapes (rhâââ) et des milliards (oui, parfaitement) de gens, j'ai essayé six cent mille trucs.

Parée je l'étais, j'avais prévu une tenue de combat pour ne pas avoir à aller en cabine (c'est à dire un legging et quasi rien sous mon grand manteau), mais très vite j'ai aperçu des dames (d'un âge qui ferait penser que l'espérance de vie a vachement augmenté) qui se mettaient carrément en soutif dans la boutique (bondée) (par des hommes aussi). Saluons ici le fort potentiel d'adaptation des mamies niçoises en milieu guerrier, ainsi que leur  manque de pudeur la plus élémentaire.

J'ai mis un pied dans H&M, hésité à mettre l'autre mais c'était réellement mission impossible. Les galeries Lafayette ressemblaient à un stand d'approvisionnement du marathon de New York. Mais je me suis aperçue de choses, ici aussi:

- Ce truc beau soyeux, souuuublime qui t'appelle, en plein milieu du portant, qui clignote en criant "prends moi": c'est la nouvelle collection. Ou alors, comme c'est mon cas, c'est un article mal rangé. (En l'occurence un Rykiel au stand COS). Donc après un 0,333 seconde de réflexion, un cachemire, oui. Un cachemire avec un col en poil d'animal doucissime, oui encore. Un cachemire à 650 boules, là, en revanche, c'est non. Pascontente#

-Les hommes courent les soldes (parenthèse: dommage qu'on ne puisse pas en ramener quelques uns dans son panier parce que l'homme avenant courait les soldes ce matin "bonjour, à moins 20% je suis preneuse, venez dans la cabine je voudrais bien vous essayer"). L'homme, parfois, achète des trucs à sa femme. L'homme, parfois, est un brin désorienté "vous en pensez quoi, de la taille mademoiselle?" "Huhuuu (le mademoiselle, ça fonctionne toujours sur moi), je ne suis pas une vendeuse" "non, je sais bien, mais ma femme est un peu comme vous. Petite comme vous" (connard) (non, prends plutôt du 46, tiens).

-Il y a des vêtements dont on aimerait vraiment savoir s'il vont trouver preneur tant ils semblent dater des soldes de 1993.

-Il ne faut pas se laisser aller à embarquer des modèles en se disant qu'on essaiera à la maison, qu'on échangera..il y a de grandes chances pour qu'on ne le fasse pas si jamais la taille est mauvaise/ si ça ne nous va pas. Moi je ne vais qu'en lieux connus, dont je connais les coupes. Mais ça ne veut pas dire qu'un modèle qu'on a repéré quelques temps avant sera soldé (la fille qui n'a vraiment pas de bol II, le retour).

-Se souvenir de trucs a priori évidents: les boutiques pour enfants sont remplies de poussettes. Et de hurlements d'enfants qui saturent de ce type de sortie (pauvres poupounes, tu m'étonnes). Les boutiques de pompes ne vont pas s'enquiquiner à te prêter une chaussette ce jour là. -15%, c'est vraiment pas grand chose. Un basique soldé n'est pas "chiant comme la mort", il reste un basique. Et on le portera. (Donc oui, ça vaut le coup). Inversément, les sapes de sapin de Noël, bradées à dix balles, tu risques de ne vouloir les ressortir qu'en décembre prochain (dans quatre saisons. Dans 350 jours. Un siècle en mode). Pour moi c'est the mauvais plan absolu (ça et les "un truc pour zoner à la maison", qui se rajoute aux six tonnes de "trucs pour zoner à la maison" que l'on a déjà. Alors qu'on passe sa vie dehors).

 

Voilà. J'ai trouvé des chouettes blouses chez Ekyog (j'aime Ekyog, je crie mon affection), des pulls chez Autour du monde (Bensimon) dont j'ai "découvert" la boutique (ouverte depuis quinze ans) dans une rue où je suis passée cent cinquante mille fois sans la calculer. J'ai acheté du col roulé noir, des chinos beiges et bleu cendre. Que je prendrais en photo le jour où les tenues de mormon seront stylistiquement stimulantes.

Pour Fiston, la razzia ordinaire chez Monop' qui reste vraiment un magasin que j'apprécie. Hyper costaud, hyper basique with a twist, accessoires stylé (rhâââ le tribly pour junior <3 ).

Pour ce qui est d'égayer ma penderie, je crois bien que c'est raté, sauf si on joue sur le principe que le gris change du noir. Sur ce je vais aller 1) dormir 2) bouffer de la théorie de l'éducation -il faut bien bosser un peu- 3) prendre la douche la plus longue de l'humanité pour cause de fatigue, vu que j'ai sillonné Nice à pieds, quand même.