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Ouïlle, le titre.. Rien à espérer de ce coté là..

 

Il fait moche, il pleut, les nuages t'arrivent aux chevilles, ton mec a encore un OM-PSG à regarder (non, mais ils ne font que jouer ou quoi?), bref: un bon moment devant soi pour doudouner gentiment à la maison. (Je n'allais pas dire mouler, je ne suis pas une poissonnière).

Mon dernier livre en date, (que j'ai pulvérisé en un week-end,  j'attendais tellement un week end moche pour me jeter dedans que dès que le ciel a viré au gris, je me suis précipitée) La Sirène, (ah, bravo le champ sémantique de la mer) aux éditions Actes Sud (maison que j'adore, dont j'adore la ligne éditoriale, le choix d'auteurs et de titres, la politique, bref). Ce roman policier est le sixième d'une série autour de personnages très chouettes, bien définis et attachants. Les intrigues se situent dans le village de Fjällbacka, en Suède. Au fil des oeuvres, on s'acclimate au climat, à la nature, aux noms pas familiers, comme on l'aura fait pour Millenium*, d'ailleurs. J'aime bien l'écriture maîtrisée de cette auteure, ses histoires toutes sombres, parfois glauques, mais qui mettent en exergue les déviances du caractère humain.

Cette fois, dans le petit village côtier, un homme disparaît, d'autres recoivent des lettres de menace.. Erica (le personnage central de cette série) est toute occupée à sa grossesse gemellaire (y'en a pour tout le monde), et à promouvoir La Sirène, le roman d'un écrivain qu'elle soutient. Un drame se profile en filigrane, comme dans chacun des opus, une voix silencieuse s'élève et laisse planer de terribles présages. Le jour où l'on remonte un cadavre à la surface, la police locale commence à s'interroger sur les liens entre ces hommes trop banals pour être honnêtes.

À vous de lire. J'aime mieux vous laisser découvrir La Sirène, et tous les autres.

 

Je ne pense pas me remettre un jour de Millenium, et pas plus je ne crois un jour trouver une figure littéraire aussi impressionnante que Lisbeth Salander (je dis: Lisbeth, tu n'as rien de fictionnel, tu existes dans mon monde, et dans mon coeur).