Lundi: début d'une semaine qui ne compte AUCUN zéro nul jour férié. Je n'ai plus beaucoup de choses urgentes à faire au bureau (ah si, un mémoire)(j'ai pas d'énergie)en plus mes deux bécanes du bureau et de la maison ne partagent pas la même version des choses (ni le logiciel), envie de rien fiche, donc.

Mardi: je pousse des "Ahannn nooon maiiis c'est affreux" devant le récit horrifique de ma collègue, accessoirement ma voisine dans la rue, qui a été cambriolée pendant son sommeil. On lui a pris très peu de trucs, vu que ce n'est pas exactement Art Basel chez elle, mais on lui a pris son Vuitton ("Ahannn les trousduc"), mais surtout pendant qu'elle, et son fiston, et son Roudoudou dormaient. Je suis: choqued.

Mercredi: je pleure parce que je manque de sommeil, je manque de sommeil parce que 1) les feux d'artifice du FIF commencent à 23h40 (normal, personne ne bosse le lendemain, hein), et après les tirs nourris, 2) j'ai entendu des bruits étranges dans mon jardin (des bruits de cambrioleurs sur le point de venir me voler mon sac, mes joujous du Pommier, voire, les crevards, ma tortue). Bien décidée à protéger mon foyer, mais pas décidée à réveiller mon homme des cavernes paisiblement et passablement enfoui dans le profond sommeil des innocents (veinard), je tiens le siège, comme une guerrière, les yeux grands ouverts, dans mon lit. Dernière fois que je me souviens avoir lu l'heure: 4h47. Au bureau, je cours partout pour ne pas ronfler sur le premier photocopieur qui passe.

Mercredi encore: premier cours de Pilates en compagnie d'un chiot. D'un chiot beige dans un panier beige, accompagné de sa mémère maîtresse qui m'avoue non, avouer c'est lorsque quelqu'un nous interroge non? Moi j'avais rien demandé, donc: elle me dit: "Hihi j'ai choisi le sac de la même couleur que lui". Sceptiqued, creved, je rentre chez moi comme une loque.

Mercredi toujours: j'ai reçu mes news baskets, Époux n'est pas content du tout du tout, il pense que faudrait peut-être arrêter de déconner avec la basket, je ne suis pas si sportive que ça, quand même. Pfff, n'importe quoi. Je vais au marché à pied le samedi matin, alors hein (solitude du sportif de haut niveau, I know).

baskets

Mercredi décidément: (dans ma semaine, le mercredi compte vachement): M., cette fille qui ne supporte pas d'aimer les choses en même temps que tout le monde, -trop mainstream pour moi qui vit trop au dessus de la mode, dans mon éther artistiquement supérieur, tss tss-du coup -(j'ai l'air d'être la fille qui n'a ni radio ni télé, ni même des yeux ni d'oreilles, bref la fille perdue pour la cause), donc M. découvre Eminem* et se met à crier au génie (1997, hein), à écouter son gros flow à fond dans la maison en lançant des chiffres avec les doigts, M. ne parle plus que comme un gangsta crew à elle toute seule. (Cette scène pathétique se calme un peu plus tard dans la soirée, lorsque M, voulant faire comme les B-Boy, se fait bobo sur un passe-passe mal maîtrisé).

Jeudi: Faudrait voir à arrêter la semaine, car je n'ai pas souvenir d'avoir eu une quelconque utilité professionnelle aujourd'hui. Ah si, j'ai rendu service + j'ai réussi à transférer tout plein de docs incompatibles dans bécane domestique + j'ai fumé trois clopes dont une en flagrant délit de "pas là où je devrais être", et noté que certaines de mes élèves commencent à porter des jupes en guise de bustier + j'ai développé une éruption suite à l'ingestion de saumon (c'est pas la première fois que ça m'arrive), donc il me pousse des sortes de framboises un peu partout sur le corps, je dis: moyen sympa. Pour oublier, je donne une raclée digne de ce nom à la tablette de choco-noix de coco, qui n'y est pour rien, mais sera responsable de ma grande bubonnerie demain.

 (Au secours, il reste demain)