Ca fait des lustres que mon blog se déssèche sans recevoir les pluies de ma glose*, j'ai fait plein de trucs absolument dévastateurs sur  a) mon moral b) le regain d'énergie que j'espérais pour les vacances (c'étaient les vacances de Pâques) c) mes tentatives de profiter de ma vie sans contrainte.

Voilà, les vacances sont finies, mais j'accueille ça avec une certaine joie, vu que les ponts vont se succéder à rythme soutenu (ça fait quand même un peu la fille qui a la flegme de tout entre deux plages de rien), et qu'après ces ponts, les petits amis, l'été est là. La meilleure nouvelle depuis longtemps (bon, depuis le 6 mai à 20h, d'accord, elle compte celle-là).

Donc il n'est plus temps de pleurer sur la perplexité de la réaction chimique entre le chocolat blanc et le tissu adipocytaire, sur le problème de débarquer...Naaan! Je vais faire un post juste là dessus:

l'été arrive, sachons l'accueillir à bras ouverts.

 

-CORPUS:

On est bien d'accord: arriver sur la plage blanc comme une pastille Vichy, c'est rude. Mais on peut dire aussi: être plus bronzée que, au pif, Donnatella V., les dix premiers jours de juillet, c'est rude aussi. Surtout à 75 ans. Surtout huilée comme une frite. Surtout avec la crinière -forcément- blondie par le surf l'eau oxygénée. C'est même très rude, malgré qu'on a envie de se demander en voyant ça si le mélanome, ça existe vrai-ment?

On peut tricher avec de l'autobronzant, si on a honte de sa blancheur (qui a une époque, signifiait la noblesse, pour rappel). On peut. Pas moi, je peux pas: j'ai essayé une fois, le produit est entré par mes pores voir un peu comment ça va là dedans, et je me suis retrouvée avec plein, mais plein de tâches de rousseur, artificielles complet, donc= très moche.

On peut pas faire des U.V, parce que 1) on sait à quel point c'est mauvais, 2) on ne sait pas à quel point c'est ridicule ce concept de porter des lunettes pourries sous des lampes bleues (non mais vous imaginez deux secondes ce qu'en penseraient des martiens, par exemple? Vous trouvez pas ça hyper louche, quand même?).

Option cool: on habite au bord de mer, donc on a déjà attrapé des rayons (pas une lucite, non, juste des rayons) et le problème n'en est plus un. Ah ben oui, le problème, c'est qu'il faut habiter en bord de mer, ou en climat conciliant. PAS Clermont-Ferrand, PAS Valenciennes, c'est entendu. Je signale en passant que vivre en climat conciliant ne dispense absolument pas d'écran solaire**, (et perso, c'est le cas l'hiver aussi), n'autorise pas la graisse à traire, ni le monoï.

Petit point personnel: personne ne va se baigner tout de suite après s'être ointe, pitié. (y'en a marre de la méditerrannée toute sale). La première qui fait pipi dans l'eau aura droit à un secouage de serviette sableuse en direct dans le visage. Ok c'est trivial, mais  écologique, et hygiéniste à souhait.

Petit point collectif: on a tout à fait le droit de trouver une autre occupation que face A/ face B, les doigts en palme, histoire de bronzer jusqu'à un endroit que personne n'ira vérifier. Too much. Too moche. Non, on se lève, on joue aux raquettes, on dispute un beach volley (très bon pour les seins, pas épuisant du tout, excellente manière de dégager de l'espace sur le sable autour de soi en se faisant un cercle d'ennemis très honorable), on fait des pâtés, on loue une planche et on fait du stand-up paddle (énorme blague, j'en ris encore:  tout le monde se casse la gueule, sauf bien sûr l'ado taillée comme Cameron D., que le moniteur a trouvé utile de mettre dans ton groupe, mais reconnaissons-le: c'est un super bon exercice qui muscle joliment, tout en longueur).

Point poil: l'été est une saison horrible: le cocktail chaleur + humidité, c'est bon pour les plantes, bon pour les cheveux, idéal pour le poil, qui ne demande qu'à être de la partie. Le poil, c'est l'invité de mauvais goût qui tape l'incruste, c'est l'envahisseur sournois, bref, éradiquer ce truc serait motif à un post entier, mais 1) c'est dégueulasse, quand même, ça va pas, ho! 2) c'est déprimant. J'avais imaginé qu'on puisse inventer une sorte de caisson qui bombarderait les jambes, et donc le poil d'ondes hyper-mortelles pour qu'il ne revienne jamais-jamais, genre génocide du produit bulbeux, mais je ne crois pas que l'industrie dépilatoire puisse encourager ce type de méthode radicale (dommage, je ne vois pas qui irait regretter la présence d'un duvet sur les jambes).

Point tenue: le maillot de bain, c'est le pivot de la saison. Nousse, dans le sud, on a compris l'importance du truc, vu qu'on vit avec lui pour seul costume deux trimestres par an (avec parfois un bijou si c'est une soirée habillée). Nousse, dans le sud, on a un statement: un maillot, ça se prend par lot de six, parce que celui d'avant hier est roulé en boule quelque part dans la maison (mais où, putaingue?), et celui d'hier sèche sur la corde à linge à l'heure où les cigales vont boire (une mauresque). Donc la FDS (Fille Du Sud, groupe facebook en puissance si c'est pas déjà fait, et si c'est fait, le pire est à craindre), elle a peut-être de la lingerie, mais elle a surtout des maillots. Pour que les marques de bronzage ne soient pas visibles en boîte de nuit, oui, c'est l'une des raisons. Un jour sportive, un jour romantique, un jour classique, un jour raccord avec la mode (pastel, pour celles qui ignoreraient ce courant délicat néanmoins quelque peu nauséeux), un jour "pouffiasse Riviera", parce qu'elle le vaut bien, après tout. Schizophrène pourrait-on penser. Ouverte d'esprit, réponds-je.

Il y a des interdits, quand même: PAS d'éponge. PAS de crochet. MOLLO sur le maillot blanc. Si vous bravez ces interdits, par envie de bravitude ou par esprit de rebellion, allez piquer une tête et venez me dire votre avis après coup.

 

Yep, mon post est déjà trop long, je lui ferais un petit frère demain. Je vous laisse en compagnie d'une fille estampillée FDC (Fille De la Côte), en plein délire plagiste. Confondante de naturel.

photo(90)

 

* Wa-ou, ça craint.

** M. donne maintenant des conseils de beauté...cf *