janvier 029Je n'ai pas souvent parlé de cette manie que j'ai de ramener des choses chez moi. Des choses trouvées dans les poubelles, ou plutôt au pied des poubelles, car ces choses sont la plupart du temps encombrantes, ce qui donne à Époux l'occasion de pousser des cris d’orfraie: "Non mais qu'est ce que tu as encore ramené??? Tu fais vraiment **** avec toutes tes saloperies", etc, on s'en fout.

Si finalement le meuble s'avère de mauvaise compagnie pour mes autres meubles, facile: il retourne d'où il est venu.

Ma table, je l'aime à fond. Mais alors: à fond de à fond. Je l'ai vue, je l'ai aimue, je l'ai chargée sur mon épaule alors que j'étais partie chercher du pain à la boulange (n.b: c'est sur cette ridiculement petite portion de route que j'ai fait mes plus belles découvertes).

Ce jour là, Époux fût content*, néanmoins, étant donné que pour une fois l'objet n'était ni bancal, ni cassé (maintenant, je ne prends plus les trucs avec option "à retaper- à recouvrir- à réparer, vu que je ne le fais jamais). Et après des soins purement esthétiques (= brou de noix, excellente produit: teint le bois, ET la main de la teinturière), ma table a rejoint la place qui semblait l'attendre depuis toujours.

*N.b: On peut également utiliser la contre-attaque intelligente et subtile "Ah? T'aimes pas que je ramène des meubles? T'as raison, maintenant je vais ramener des hommes dès que t'auras le dos tourné".

(C'est nul, oui, mais attendez qu'on vous menace de brûler vos vieilleries trésors, et on en reparle).