Terminée la grosse semaine au travail, oulala, journées intenses, administrativement chargées, je suis: la nouvelle déchiqueteuse à papiers du bureau (= celle devant qui y'a une file d'attente). J'ai couru partout sans perdre mon sourire n°12 (ie le "bon teint", celui des moments d'obligations), chahuté mes pieds dans les quatre étages du site où je bosse, et le soir j'en étais vermoulue, rompue,  fourbue, fourbie, même, tiens.

Optique: dodo à 21h pour rester dans la limite du raisonnable, après avoir dîné de: un oeuf, because épuisement?

Hé ben même pas! NAN! Mettant en application l'idée qu' "une fatigue en chasse une autre", j'ai décidé de prendre la direction opposée -à mon lit-. Je suis allée à la danse mardi, au Pilates mercredi, et re-danse le vendredi (déjà héroïque en temps normal, le vendredi, tard en plus, a lieu LE cours ardu, LES deux heures hyper-techniques avec force pliés qui tuent et sauts qui fracassent). Alors quid d'un tel traitement après semaine full, me direz-vous?

Bilan: pas sûre en ce vendredi soir de ressentir plus de fatigue qu'à l'accoutumée, j'aurais tendance à observer l'inverse. Je suis sortie de chacun de ces cours le moral au super-beau-fixe, le sourire scotché aux lèvres, l'estime de moi regonflée à bloc. Peu importe si après je n'ai pas eu la volonté de passer par le vestiaire (suis rentrée chez moi en tenue, mais pour ma défense il fait nuit et froid), je me rends juste compte qu'au bout d'environ...une minute passée à la barre, dès les deux premières notes de Mozart pour s'exercer, je commence déjà à m'éclater et à me remercier d'être venue. Focaliser sur ses arabesques ou ses attitudes, corriger son en-dehors ça vaut toutes les siestes et renvoie loin, loin, les tracasseries et petits ratés de la journée.

Autosatisfaction + flatterie + plaisir du corps= en voici une qui dormira du sommeil du juste.