Marieposte

10 mai 2013

CHANGER DE MODE.

Une fois n'est pas costume (vous avez compris? Vous avez compriiiiiis le jeu de mots tellement subtil?), je voudrais parler de mode et d'éthique. 

Je pousse assez souvent des cris de colère citoyenne et engage des révoltes anti-société-de-sur-consommation,  fout le feu à ma penderie (nan je déconne), bref, je fais ma rebelle anti mondialisation mais force est de constater que 1) mon public se compose essentiellement d'une casserole bouillant sur une plaque de cuisson (parfois d'un homme qui passe la tête pour demander "à quelle heure on bouffe?") (un peu restreint, donc) et 2) ma zone d'influence s'étend du mur de ma cuisine au couloir de l'entrée (restreint 2). Donc mes petites insurrections sont, ben, complètement stériles, voilà.

Je m'efforce d'acheter avec un maximum de conscience citoyenne: par principe, je n'achète pas de tee shirt dont l'étiquette m'évoque des usines polluées et polluantes, des conditions de travail inhumaines, et j'essaie vraiment de rester dans une fourchette raisonnable... La mode est une passion, mais l'idée de porter une sape une seule saison, qu'elle sera dépassée ensuite, ou ne tiendra pas la durée parce qu'elle a été cousue par un pauvre hère payé 50cts d'anciens francs, psychologiquement, c'est simple: je peux pas. 

Bien sûr, je vais chez Zara, je ne vis pas dans une grotte en cardant le coton de mes pantalons (tiens, quelle idée). Oui, il m'arrive de craquer pour un modèle cool et pas trop cher..mais c'est rare, je reste attentive. En vrai, pas en théorie.

En regardant Yves Calvi (en bonne intello de gauche révoltée par tant de gaspillage) (mais demain y a les soldes, alors bon..) (tout ceci étant à prendre au 38eme degré) , qui consacrait son C dans l'air à l'industrie textile, suite à l'effondrement d'un bâtiment abritant une fabrique de vêtements qui a causé des morts, je me suis un peu mise en colère.

Dans un reportage, une nana, interrogée à la sortie d'un temple de la consommation textile, disait "oui, c'est atroce ce qui est arrivé..-sincèrement dépitée, hein, je dis pas-. Mais moi je regarde mon porte-monnaie.". Et les invités de défendre ce point de vue du consommateur dans un pays en crise, obligé de s'habiller made in Bangladesh..

LÀ, JE CRIE. I SCREAM. 

Ça s'appelle: une fausse évidence. Ça s'appelle: une sale excuse. Parce que quand on est vraiment dans le besoin (et j'ai pu l'être, aussi), on ne va PAS chez Zara (j'ai rien contre Zara, c'est un exemple comme un autre). On va dans ces chaînes lorsqu'on veut s'habiller mode, pas cher, et en quantité. Pour assouvir une envie de suivre la tendance, pas pour parer au besoin d'être habillé. 

Lorsqu'on n'a vraiment pas d'argent, on ne met pas 10€ dans un tee shirt* qui va lâcher au bout de 2 lavages. Tous ceux qui galèrent réellement connaissent les options qu'il y a: les vides greniers, emmaus, les friperies, les kilos shop. Là où ils peuvent vraiment s'habiller pas cher. Un pauvre n'a pas les moyens d'acheter de la mauvaise qualité. Et une mère de famille qui compte vraiment ses euros ne craquera pas trois fois par mois pour un tee shirt clouté, une chemise en voile fluo, ou des baskets vert amande "à la mode". 

Et je trouve absolument dégueulasse de maquiller son souci d'être futile sous un vernis d'économie. C'est pas la même chose. Il faut avoir l'honnêteté de reconnaitre cela "oui, j'ai envie de renouveller ma garde robe à moindre frais, alors j'achète pas cher".

C'est un point de vue très personnel, mais je trouve cette attitude malhonnête. C'est pas joli.

On n'est JAMAIS obligé de nourir ces circuits là, et laisser penser qu'on n'a aucun autre choix, c'est se moquer des gens qui galèrent vraiment. Faut assumer ses envies de consumérisme échevelé. Son intêret pour le renouvellement plutôt que pour la qualité. C'est pas un drame d'avoir cette sincérité là, même si "éthiquement" ça pèse lourd dans la manière dont le monde tourne.

On ne peut pas pleurer sur le sort de l'économie française et se saper made in Payolle (non, ça n'existe pas). On ne peut pas déplorer que le monde aille à vau l'eau et dépenser 70€ par mois (ahhem, n'est ce pas..) dans des entreprises qui broient l'humain au quotidien.

Encore une fois,ce n'est pas un jugement: chacun effectue ses choix selon ses priorités, selon sa propre politique de consommation. Ce qui reste important, c'est d'être sincère dans sa démarche. (Par exemple, moi, en sortant de Zara, je me dis "ah, t'es fière, pauvre conne?". Par exemple).

Quelques liens pour celles et ceux qui seraient intéressés:

http://www.made-in-ethic.com/index.php

http://www.vedura.fr/economie/consommation-responsable

http://www.agoravox.fr/actualites/environnement/article/le-guide-du-textile-ethique-104786

 

*dans ce type de grande enseigne, le "pas cher" est très relatif..10€ le tee shirt c'est pas du tout un repère.

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09 mai 2013

LE PRINTEMPS. NICE.

Nous étions déjà allés au Parc Phoenix de Nice, et j'avais hâte de le découvrir au printemps, pour les floraisons.

C'est chose faite, nous y sommes retournés hier (bon, un mercredi férié, l'idée n'est pas exactement fameuse, ou plutôt si, puisque nous étions très nombreux à l'avoir eue en même temps).

Au programme: des bestioles, plus ou moins sympathiques a priori, des orchidées suuuubliimes, une serre où j'adore me promener (lors des arrosages automatiques, on se croit: dans la jungle) au milieu des oiseaux en liberté.

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05 mai 2013

Je crois que j'ai rien posté depuis longtemps, très longtemps. Ou alors je ne m'en souviens pas, ce qui est totalement probable, vu le peu de pauses que je m'accorde, oups, pardon, que le temps m'accorde, écrire des phrases, avec du sens et une grammaire correcte est environ la dernière des choses à laquelle je pense le soir en m'endormant, juste après *je vais mourir si ça continue* (oh vous pouvez rire, j'ai raison: je vais mourir, si ça continue, et vous aussi, et tout le monde va mourir si ça continue, alors ça va, hein).

Non que je manque d'envie de me plaindre, non, j'aime toujours autant gémir au sujet des cadences infernales, des dossiers qui s'empilent, des papiers qu'il faut remplir, de la difficulté de se garer dans le VIIIeme (comment? On me dit que je n'ai pas de voiture? Que jene vis pas à Paris?), de l'arnaque surle menu de la cantine qui propose "glace" en dessert et me sert un cornet de pâte à l'eau sans chocolat au fond du cornet (reeeeeeembouuursez), voilà, je pourrais, hein, c'est pas le problème.

Mais disons que mon quotidien se compose de missions tellement PAS affriolantes que j'hésite toujours deux fois avant de vous décrire par le menu la logistique de compétition que je mets en place pour, par exemple, faire passer des épreuves à des élèves qui se plaignent, d'ailleurs, sans se rendre compte que la vie de lycéen, globalement, c'est juste: le Paradis, sans autre horizon que de rebeller, dormir dix heures en semaine, faire la noce le week-end, descendre des litres de rosé en chantant des hymnes à la beuverie, rouler des pelles à tout va, et ce sans aucune conscience au sujet de ce que le monde leur réserve. 

Donc je ne m'étendrai pas, oh non, sur la nécessité de préparer des bordereaux, des listes d'émargement, de mettre des sujets au coffre, et ZZZzzzz...

Je ne reviendrais que lorsque ma vie sera redevenue normale, quand j'aurais enfin le temps de penser à nouveau à des trucs aussi passionnants que mes nouveaux maillots de bain, les soins capillaires réclamés à cor et à cri par mes cheveux, les courbatures si agréables (si, en vrai de vrai) (peut-être suis je maso) que je contracte au yoga car oui, dans une vie qui me semble être lointaine je pratiquais le yoga (et même j'avais du temps pour aller faire pipi, oui!!), me rendre au FIF sans me rendre compte que le FIF commence une fois qu'il est terminé (vous ne comprenez pas cette phrase? Moi non plus).

Alors là, je le promets.

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26 avril 2013

RANMA 1/2

Jusqu'ici, tout va bien.

imageFin des vacances (tiens tiens) oblige, je me retrouve contre mon gré à lister les "bien / pas bien" des jours qui viennent de s'écouler. J'en déduis un truc: je ressemble de plus en plus à Ranma 1/2 (vous connaissez pas? Alors vous êtes jeunes. Alors profitez en, la jeunesse c'est le dernier luxe qu'aurait souhaité retrouver Jacqueline de Romilly. Vous connaissez pas Jacqueline de Romilly? C'était une femme d'une science infinie, lettrée au delà des sphères, spécialistes des langues mortes. Oui, les jeunes, on peut se spécialiser dans les langues mortes) (cela ne signifie pas être légiste de la face, hein).

Quoi déjà? Ah oui, bilan de Pâques, Ranma 1/2. Comme systématiquement dans ces cas funestes où ma volonté s'amuse à tirer des enseignements du temps écoulé, le résultat est sans appel: je suis en colère.

Je m'aperçois que je n'ai pas réalisé la moitié du quart des choses initialement prévues (=aller visiter ma collègue en convalescence -mal-, appeler ma tante à sa sortie d'hôpital -très mal- aller embrasser mon Pépé en veuvage -outre-mal-, j'en passe et des moins graves psychologiquement parlant mais je n'ai pas non plus rangé mes affaires d'hiver, ni repeint le plafond, ni remis les livres dans la bibliothèque, bref) et j'en tire, comme systématiquement, un puissant sentiment d'échec et la certitude d'avoir placé la barre trop haut au regard de mes capacités d'action.

Ça part toujours d'une volonté tenace de m'attaquer à tout, à bloc, à 200%, et de ne pas baisser les bras devant l'altérité. Sauf que l'altérité, cette salope, court beaucoup plus vite que moi, me double avant même que j'ai commencé à retrousser mes manches, me colle 300m dans la vue sans que j'aie le temps d'avoir avancé. Altérité, si tu m'entends: t'es pas gentille.

Au final, je me retrouve avec des chantiers à moitié commencés, à demi-réussis, des imperfections par ci par là, des bâtons dans les roues et du sable dans les engrenages. Dans ces moments, quand je me rends compte que j'ai beau donner le maximum de moi même, mais que le temps, l'opportunité, la malchance jouent contre moi, qu'ils sont plus forts que ma petite somme d'efforts..ben dans ces moments là j'ai l'impression d'être au beau milieu d'un épisode de Ranma 1/2, de m'être pris le seau d'eau froide sur le caisson, et de me transformer en tout un tas d'animaux aussi curieux que grotesque. 

Et bien évidement, cela n'a pas l'effet comique du dessin animé. Non. Moi il me vient alors une foule d'idées saugrenues à l'esprit (partir au fin fond de l'Afrique avec Homme et Enfant, vendre des tongs à Bahia -oui ça revient souvent ça-, me spécialiser dans l'éducation des jeunes rebelles, ouvrir une maison d'hôtes dans le Lubéron, reprendre des études d'esthéticienne, vivre sur une île grecque en auto-production  blablabla, que du solide n'est ce pas). Je m'énerve parce que je vois bien la stérilité de ces idées et l'évidence que c'est une cause perdue. Que puisque tout me file entre les doigts autant rester la pro dans mon domaine, continuer à vitesse de croisière, parce que mon train train est confortable, et qu'on ne lâche pas la proie pour l'ombre. 

Je me retrouve avec les fesses entre deux chaises. Ou plutôt quinze chaises, d'ailleurs. Un bout de moi veut se montrer sympa et attentive aux autres. Un autre bout de moi est parfaitement conscient que c'est matériellement impossible partant du principe que les jours n'ont que 24h. Un autre bout de moi en a ras le biniou de bosser pour engraisser un système économique qui ne lui convient pas. Un autre bout de bout sait qu'il faut se maintenir dans la norme si l'on ne veut pas finir complètement marginal (quelle logique implacable, je sais). Un bout de moi commence à se soulever et repart dans son délire "tous à Woodstock 2013, live in peace and put some flowers in your hair". Un bout se dit que tant qu'à cotiser pour la retraite, autant y aller à fond. Le bout d'anar a envie de fiche le feu à son bureau, de fabriquer un drapeau avec sa culotte et de partir en guerre contre le ministère de l'éducation. Et là, j'entends avec clarté la voix de mon ex à fort accent suisse "toi, ce qu'il y a, c'est que vous êtes plusieurs. Je me demande comment tu arrives à te réconcilier, dedans" (oui, cet homme était très perspicace, j'y repense souvent, à sa perspicacité. Pourquoi j'en n'ai pas une comme ça de perspicacité hein?).

C'est comme ça que finissent mes idéaux: écrasés sur la falaise du monde moderne, broyés sous les vagues de plomb de la réalité (putain, c'est beau). J'ai envie de faire ce que je veux, quand je veux..pas que le temps soit finalement une denrée rare, un luxe inouï. J'en ai rien à battre d'être l'employée du mois douze fois par an, je veux être vacancière au long cours. Disposer de mon agenda comme je l'entends, sans qu'un tiers (pire, un employeur) commence à me coller des obligations par ci, des réunions par là, avec l'objectif de se payer une troisième maison de vacances, parce qu'il le vaut bien. 

On va pas se mentir, je connais mes compétences, je ne donnerai pas dans la fausse modestie sur ce point-là. J'en ai juste plein des bottes, plein les tongs plein le dos (polie) de donner mon temps et ma précieuse matière grise à quelque chose d'aussi contestable que le travail. J'ai vraiment la sensation d'être "mal utilisée", donc forcément "inutile". 

Voilà. C'était la complainte de la fille amère et furieuse à deux doigts d'achever ses vacances, et d'entamer une révolte. Une de plus.

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YOGI-YOGA.

Ce titre ne dira strictement rien aux personnes ne connaissant pas les Gipsy King, et leur Djobi-Djoba d'anthologie. Un morceau qui rend complètement fou au point que n'importe qui veut soudainement posséder un instrument à cordes, fût-il celui de Fifrelin, le neveu de 4 ans, fût-il une brosse à cheveux en poils de sanglier, fût-il directement la tête de sa voisine avec les cheveux en guise de cordes, et tout le monde a envie de crier Djobidjobi, djobidjoba (richesse de la langue espagnole n'est ce pas) en faisant lélélélélé.

Pourquoi je dis ça. Parce que je vais vous parler de yoga, et en me relisant je m'aperçois qu'il n'y a aucun lien, sauf si on se place du point de vue de Lucrèce, pour qui toutes choses sont intrinsèquement liées, mais en attendant, cela ne parvient pas à faire avancer la discussion d'un iota. 

Donc un jour où j'en pouvais plus d'être inactive (=bon en réalité cela m'a pris un peu comme une envie de pisser, si vous me passez l'expression), stressée, tendue, les nerfs en pelote (si on y réfléchit, les nerfs en pelote c'est quand même le contraire de tendu, non? Vous imaginez la bagarre intérieure) d'humeur grouchi-groucha, j'ai poussé la lourde porte du studio de yoga. Plus précisément, j'ai poussé la lourde porte ET me la suis prise dans les dents, vu qu'elle était fermée de l'intérieur. 

Au bout de quelques instants (une demie heure, j'apprendrais ainsi qu'il n'est pas nécéssaire de se présenter quinze minutes avant les cours, on n'est pas chez le docteur) je me retrouve dans un local objectivement sublime, décoré selon les principes feng-shui (qu'on prononce foungue- choï, allez comprendre), une immense salle pleine de miroirs, parquetée, calme, etc. Alors que j'étais apparement plantée là les bras ballants à halluciner sur le loyer potentiel des lieux, à évaluer les charges cosmiques, combien fallait-il avoir d'élèves par cours pour que ce soit rentable, et combien font le taux d'amortissement moyen cumulé avec la loi Scellier multiplié par le coefficient d'occupation des sols putain je me boirais bien un maté, moi, breeeef, encore une fois totalement dans le mood de la méditation, on m'a poussée vers le vestiaire, hyyyyyyper beau, tout noir, ardoise, lumières sourdes, tellement on voit pas bien que limite on habille sa voisine par erreur, ensuite direction: le cours.

Déjà: on enlève ses chaussettes (mouais..sur le moment j'étais consternée parce que j'avais pas encore opté pour une pédicure d'été, donc ça m'a fait bloquer sur mes petons) (oui, ça change de mon nombril, c'est vrai).

Ensuite le cours commence "Joignez vos mains". Immédiatement, naturellement, à ce genre d'appel j'ai eu envie de: partir en courant. Ah moi je prie pas, non, sauf quand c'est l'Euromillions madame, ou alors je prie pour ma collègue, cette vipère frelatée, prenne dix kilos sur le cul en l'espace d'une nuit, en récompense pour sa vilenie. Faut cibler les priorités dans la vie.

Donc, je la boucle et je prie. En chantant Oooommmm. Là, j'ai un truc d'enfer, pour tous les impies de la terre qui refusent de prier un mot qu'ils ne maîtrisent pas: il suffit d'imaginer qu'on chante "Hommmmmmmmeees", et pfiou, tout devient simple. Après que les autres participants m'aient baillonnée parce que je hurlais "Homme! Homme!" comme une possédée (moi je dis: faudrait savoir, hein, on y va franco ou pas), on a commencé à enchaîner les postures. 

Beaucoup de travail physique. Beaucoup de lâcher prise aussi, voire d'abnégation (=les genoux sur les oreilles, esthétiquement, c'est bof bof) (cela étant, j'avais jamais vu mon cul d'aussi près) (ni mimé le coït avec un tapis) (ça s'appelle Vinyasa, et c'est très bon pour la colonne vertébrale). J'ai pris plein de poses difficiles, la chandelle, le lotus, appris à respirer, compris que l'équilibre était le garant d'une bonne pratique.

Ensuite, j'ai pleuré des larmes de sang pendant trois jours tellement j'ai eu des courbatures terribles. Là, les gars, je pèse mes mots, j'ai douillé comme une folle, et j'ai même pas pu montrer à l'Om de ma vie l'histoire des genoux derrière les oreilles, ça avait l'air de drôlement l'intéresser, dommage. J'ai même pas pu me plaindre tellement j'étais fourbue.

Ce n'est pas tant l'énergie physique dépensée, ni les muscles sollicités, (parce qu'entre la danse et le pilates,  je suis tout sauf rouillée) qui m'ont causé du mal, j'ai l'impression que c'est beaucoup plus profond que ça: genre mes organes ont étépuissamment  chamboulés. Au Pilates il y a un exercice nommé "stomach massage", et bien là, je crois que c'est tout mon corps qui a été remué, limite passé à l'essoreuse à salade. Je vais peut-être prêter à sourire, mais j'arrête pas de faire pipi depuis, bizarre hein? 

Voilà. Il y aurait encore tant de choses à dire sur le yoga, que je ne manquerai pas de venir raconter (croyiez vous en sortir comme ça hein!) mais présentement je vais décliner si je ne déjeune pas.

Hasta luego, comme disent les Gipsy King. 

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25 avril 2013

VACANCES, MAIS PÂ-QUES.

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Des luuuustres que je ne suis pas venue m'épancher (ou alors je ne me souviens pas, ce qui est tout aussi probable), blablater, tout ça à cause des vacances de l'obligation qui a été mienne d'aller bosser pendant mes vacances.

Donc ce ne sont plus vraiment des vacances, on est bien d'accord (moi je suis bien d'accord). Je tiens à dire à la poignée de connards d'employés du ministère de l'éducation, ceux là même qui ont eu cette glorieuse idée de bouleverser, oui, chambouler même les échéances scolaires, donc l'organisation d'icelles (la colère me fait rendre mon ancien français), dans le but de...de quoi, au fait? Pourquoi, diantre, pour-quoi changer des dates deux semaines avant les dates prévues? On va tous mourir au mois de mai et il faut que les élèves passent quand même leur bac? Ils souhaitent partir en vacances plus tôt, parce que les billets d'avion sont moins chers début juin? C'était le concours de l'idée la plus con du service? Ils ont juste envie de me casser les bonbons et ni**** mes vacances de Pâques? Ah, c'est ça, fallait le dire tout de suite.

Sinon j'aime bien les fonctionnaires, hein, le souci est juste que je ne comprends PAS ce type de modification en plein milieu du calendrier.. 

Bref, passons. Il y a de plus grands scandales. Par exemple, ils ont sorti Joris de Top Chef. 

La première semaine, j'essayais -méthode coué- de me convaincre que les vacances, c'est trop cool, c'est génial, bref, j'essayais de ne pas maudire intérieurement la petite sonnerie logée dans un coin de ma cervelle qui me disait sournoisement "profites Simone, ça ne durera pas" (saloperie de sonnette). Pour être sincère, j'ai quand même réussi à en tirer parti.

Poupoune ayant un stage de foot tous les jours à l'autre bout de la ville, j'en ai (allègrement) profité pour:

- Sortir maillot de bain, crème solaire, casquette, livre de grande littérature (gag), fouta, tout le matériel indispensable à la fille de la plage que je redeviens dès que les rayons du soleil reviennent.

- Choper une lucite carabinée, malgré protection solaire, couvre-chef, mois d'avril. Une vraie, digne d'un mois de juillet où on se serait exposé entre 12h et 14h, sur un bateau, avec de la graisse à traire. Je dis: balèze, Simone.

- Observé avec attention la faune (pour pas qu'elle me déjecte dessus alors que je suis zen sur le sable les yeux dans l'eau), la flore (la présence de paddlers tankés comme des armoires à glace). Pris mes premiers bains de mer (14°, tu peux le faire).

- Siroté des cafés à 9h du matin sur la croisette à peine éveillée (LE truc qui me réconcilie avec 1) ma ville turbulente 2) la vie en général et le principe de lever tôt pendant des vacances 3) heu, avec le café). 

- Siroté des milk shake chez Vilfeu, pâtissier cannois que je salue bien bas. Ne dit-on pas "Joie de la papille, bonheur de la fille"? Non? Bah on devrait. Vilfeu, c'est le coin idéal pour un snack gourmand, dans un décor oldie et coloré. Un jour, je prendrais en photo les magnifiques créations (un jour où je ne serais pas littéralement tombée tête la première dans le lait de soja-calisson, par exemple) (oui, Dieu est parmi nous).

- Débuté le yoga. Parce qu'il paraissait urgent de me relaxer l'esprit. Pris, subséquemment, les plus monstrueuses courbatures de ma vie de sportive (mytho) (pour la vie de sportive, hein, pas pour les courbatures) (la vaaaaache, ça fait hyper mal). 

- Changé totalement, irréversiblement d'avis sur cette discipline. Non, c'est pas juste de la méditation. Oui, il y a des postures hyper physiques. Oui, ça bouleverse le corps à un point que j'imaginais même pas. (Sinon je n'y serais pas allée aussi décontractée). Oui, ç'aurait été judicieux de penser qu'on allait pratiquer sans ses chaussettes. Donc, avoir des pieds présentables. Mais ne nous étendons pas, merci, ça va bien hein.

- Pris du bon temps et du bon air, de l'amour et des câlins à la campagne, chez Pôpaaaaaa. Nature vertissime, ciel bleuissime, nièces sublimissimes et chou-issimes. Manger des merguez et du taboulé libanais les pieds nus dans l'herbe en regardant les papillons papillonner et les grillades griller (ça aurait pu être les grillons), c'est une montée de plaisir immense.

- Tapé des siestes de 18h à 19h30, en me moquant des conséquences sur mon sommeil de la nuit à venir (bon, en même temps, je dors tout le temps, à n'importe quelle heure, c'est l'un de mes grands kiffs dans l'existence) (n'allons pas jusqu'à là, mais j'aime bien).

 

Oui, en fin de compte, la première semaine était absolument parfaite. Voyons donc le verre à moitié plein. (De milk shake).

 

Patisserie Vilfeu, rue du Bivouac Napoleon / rue Buttura, Cannes (en face du palais des festivals).

 

N.B: oui j'ai utilisé trop de fois le mot vacances pour être honnête. Fixette?

 

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16 avril 2013

PACIFIQUEMENT.

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La journée était magnifique. Depuis que le printemps s'est décidé à pointer le bout de son nez, mon humeur remontait tranquillement en flèche. Lever à 10h du matin, dimanche en famille avec six millions de bisous de ma tribu de nièces et petites cousines, déjeuner en plein air, détente, tout ça.

Aujourd'hui, après avoir déposé Poupoune à son stage de ballon rond, j'ai pris mon -bon- temps pour me promener le long de ma (oui, quand j'ai le moral, la ville m'appartient) Croisette. Je trouvais absolument tout chouette. Les touristes heureux, le ciel bleu me souriait (oui, quand j'ai le moral, la poésie fleurit en moi), la mer ronronnait à mes oreilles comme un chaton nouveau-né doux et gentiment poilu (oui, quand j'ai le moral, on peut penser que j'ai pris des acides, un peu), en sirotant mon jus de pamplemousse vautrée comme une moule sur les chaises azur, j'étais amoureuse du monde, j'avais envie de crier cet amour à tous, de hurler des trucs comme "Aimons nous les uns les autres, soyons gentils, bienveillons ensemble, oui, même toi l'enculé qui roule à 370 au bord de mer, oué, oué, peace and love et tout et tout". Bon, je n'ai pas mis cette menace idée à exécution, mais l'intention y était.

Ce soir, apaisée par l'air pur du bord de mer, le flow des flots (comment? Oui, on touche le fond), l'achat d'un haut de maillot de bain parfaitement désassorti à l'intégralité de ma collection de bas de maillot (dans l'esprit united colors du n'importe quoi), bref, j'étais au delà du cool. Limite l'Homme m'aurait proposé d'aller élever des chèvres en Ardèche je claquais ma lettre de dem'. Limite.

Pour dire: j'enfilais des perles devant Top Chef en chantonnant et en riant à gorge déployée (bon, dit comme ça c'est juste flippant, mais en vrai tout va bien). 

Et quoi donc, me direz vous? Et ben: les infos, une série d'explosion aux USA. Les chaînes d'information en mode Géroooooonimooo. Les flashes, les dépêches, les interviews du gouverneur, les réseaux sociaux qui explosent de messages, certains juste respectueux, d'autres forcément dans la revanche et la colère.

Alors je veux juste dire un truc. Facile, vous me direz, de s'exprimer sur un blog assez confidentiel, facile et lâche de ne pas crier plus haut des choses qui nous tiennent à coeur... Tant pis, m'exprimer ainsi, ici et pas ailleurs, comme ça et pas autrement, ça me fait du bien. Alors voilà:

JE GERBE LA VIOLENCE JUSQU'AU DERNIER SPASME DE MES INTESTINS PACIFIQUES.*

Tout, dans l'offensive, me bouleverse et bouleverse l'idée que je me fais du monde idéal. Je ne crois pas du tout en la violence. Ni préventive, ni répressive, ni rien: je la vomis sous toutes ses formes immondes et destructrices. Je réfute le concept qui dit qu'un monde sans violence ne peut exister. Pourquoi cela n'existerait pas? Pourquoi on ne désarmerait pas tout ce qu'il y a à désarmer, purement et simplement? Qu'est ce que j'en ai à foutre des fabriquants d'armes et de leur chômage? Tu te promènes dans une ville étrangère, tu viens visiter un endroit et paf, tu sautes dans une explosion dont tu es le malheureux dommage? Le hasard qui te fait naître te donne à vivre dans un pays en guerre, une guerre que ni toi ni tes enfants ne choisit, et ton sort ce serait d'espérer, juste espérer ne pas mourir, sans autre forme de vie que la survie, tout ça parce que quelqu'un d'autre a décidé que pour se faire entendre, connaître, voir il faut employer des gros moyens et causer des dégats? La faute à pas de chance? Non.. la faute à pas de chance c'est pas ça, le mauvais hasard c'est pas ça.

La malchance c'est quand en pleine nuit tu te manges la porte que tu pensais avoir laissée ouverte. Lorsqu'un tiers pose du plastic dans une boutique de disques, ou sur les rails d'un train, le hasard n'a rien à voir, la chance non plus. 

Ça et là des gens meurent parce qu'un connard, ou un groupe de connards trouve que son action mérite d'éclater des innocents, justifie son geste par je ne sais quel fanatisme, ou folie, ou délire. C'est quoi cette horreur? Ça va durer combien de temps ce massacre? Et je ne crois pas que la réponse soit "ça durera tant que l'homme sera homme". Le globe est couvert de personnes pacifiques et non violentes et anti-armes..

Pourquoi, sérieusement, ne pourrait-on imaginer que ceux qui ont envie de se mettre sur la gueule à coup de bombes, d'armes à feu, de coups de poings, de pieds, à coup de coups, pourquoi ne partiraient-ils pas tous se mettre sur la gueule, si ça leur semble indispensable et obligatoire, dans un territoire unique et délimité, loin des gens qui veulent -juste- vivre dans la paix et la non agression?

Si l'homme tient absolument à être un loup pour l'homme, il serait bien inspiré de vivre son truc loin de ceux et de celles qui n'ont rien demandé. Qui veulent juste continuer de croire qu'il y a autre chose que cette merde là en l'humanité. 

Bon, je retourne grogner dans mon coin..

 

* Notez la construction particulièrement étudiée tant d'un point de vue anatomique que syntaxique. 

 

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07 avril 2013

CROOOOOOOAAAA

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Aujourd'hui, dans le jardin, phénomène curieux: les petites grenouilles sont allé se percher dans l'énorme laurier.. Trop de flotte sur le sol? Envie de jouer les filles de l'air? Aucune idée. Mais pour le coup, une douzaine de spécimen étaient posés sur les feuilles.

Je vous présente donc mon arbre à grenouilles, en pleine éclosion.

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04 avril 2013

QUE S'APPELORIO CAHUZAC.

Que de déceptions mes amis ces derniers temps. Bien sûr, il n'est pas question de déballer ici l'actualité politique, en fait j'en ai rien à foutre (en fait, si, j'ai une opinion très tranchée sur ce qui se passe mais ce n'est pas le lieu, ici je reste light, consensuelle, zentille, etc). 

Le climat télévisuel ressemble aux relations entre la Corée et les USA: pas vraiment doux, pas très sympatoche, c'est la bataille et même Top chef part en cacahouette en éprouvant les petites brebis égarées de la cuisine dans des émissions aussi curieuses, longues et stupéfiantes de non-intêret général (si quelqu'un a compris cette phrase, ben..bravo).

Il pleut des cordes, tout le pays est en phase, en osmose, oui, comme en juillet 98 mais "1-2-3-0 et Zidane président" en moins, tout le pays sur la même longueur d'ondes: le printemps c'est plus ce que c'était, non mais allo dérèglement climatique, et il est où le réchauffement climatique, et quand est-ce que je vais pouvoir porter les tee-shirt que je me suis offert (avec l'idée que "ça va faire venir le printemps" Oué, bof) quand vais-je pouvoir abandonner ma bb cream au profit de l'écran solaire? 

Réponse: jamais, mieux vaudrait ne plus penser en termes de jours, de mois, de semaines, non, tout ça c'est terminé, on nage en plein délire biblique apocalyptique. 

Je ne fiche rien (=je travaille comme jamais) (enfin, j'espère que je ne suis ni en train de redéfinir ma perception du taf, ni en voie de donner à mon humble employeur l'habitude d'un service aussi surmené, aussi hystériquement efficace, aussi économiquement profitable). Je mange du chocolat à longueur de journée (longue, donc), offert par la voisine, offert par les parents d'élèves, offert par mes collègues, offert par E.Leclerc et moi même. 

Si on va dans ce sens, l'absence de soleil, donc l'impossibilité de porter autre chose que des fringues molles, chaudes et enveloppantes (cache misère? Quoiça?) c'est plutôt complémentaire. Parce que là, présentement, le maillot de bain, le short, le débardeur..faudrait que j'arrive à les enfiler, le moi de l'année dernière semble s'être multiplié en termes de volume, j'ai plus d'énergie pour aller puiser dans le sachet de shokobons (rhaaaa les shokobons) (et la pralinoise, vous connaissez ce truc diabolique? Mais la pralinoise, quoi, le bonheur dans du papier jaune) que pour lacer mes baskets dans le but d'aller courir.

Donc, entre l'organisation d'un tournoi de grimpé d'étages en ascenseur,  l'intégration de cinq fruits et légumes par jour entre mes repas essentiellement composés de féculents et de fromage, l'abandon de toute velleité de restriction lipidique, il vaut mieux s'en tenir là. À la prochaine, monsieur le beau temps.

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21 mars 2013

J'VEUX DU CUUUUUUUUUUUIR

Bonjour, je vous présente mon petit achat d'hier, que j'aime d'amour.

Achat qui m'a permis de sortir de chez Zara la fleur au chapeau avec l'impression de contentement typique lorsqu'on a trouvé un truc chouette à peau de caouette (29,9 euros, pour le détail).

Je voulais un bas noir, brillant (quand le soleil ne brille pas, j'aime bien que ça shine un peu quand même), pas à sequins, j'avais pas trop d'idée précise (d'ailleurs c'est quand on n'a pas d'idée précise qu'on fait des trouvailles) (moi je pars souvent avec un truc hyper trop précis "je veux un pull noir, longueur mi-cul, en coton mais pas jersey, à côtes mais pas torsadées, pas cher, mais pas cheap, fabriqué en France avec des manches marteau, wachi, wacha", bref, je suis encore plus souvent bredouille, ou bien je rentre avec un débardeur rose indien made in Turquie (très belles teintures soit dit en passant), signe de cohérence absolue avec ma volonté).

Donc je n'avais pas trop d'idée précise, en dehors d'un bas noir, et dans un rayon qui d'ordinaire ne me retient pas plus de 25 sec, là, planqué derrière un blouson (ah. On en parle du blouson en matière soyeuse brodé dans l'esprit veste kung-fu? On en parle de comment ce genre de machin me ferait absolument craquer si je n'étais pas capable d'un peu de retenue?), ce leggings en pur cuir de pétrole me souriait. Oui, il me souriait, de toutes ses coutures, alors quand je l'ai pris dans mes mains, le dernier modèle en taille S, il s'est passé un phénomène chimique qui m'a précipité dans la cabine d'essayage, puis aux caisses où j'avais encore mon sourire accroché à la gueule.

Évidement, si j'avais eu le choix, j'aurais préféré un vrai slim en cuir Balmain (attendez, je vais pleurer et je reviens, voilà) (je peux me rouler par terre pour un slim Balmain) (mettez une veste avec, je me roule aussi) (en même temps je peux aussi me rouler par terre pour un paquet de granola sur le coup des 16h) (insupportables, ces parenthèses) (36 ans elle se roule par terre, au secours), mais comme la caisse d'épargne ne comprendrait pas ce genre de passion, autant mourir trouver son bonheur ailleurs.

Voilà, voilà comment j'ai acquis ce petit morceau de bonheur plastifié hyper seyant, très agréable à porter (qui tient exactement chaud comme il faut dans ce printemps bizarroïde) que j'ai porté avec joie aujourd'hui.

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 Futal Zara, blouse Comptoir des cotonniers, Bottines Chiarini Bologna (chez Lisa scarpe)

Posté par Marieposte à 18:07 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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