Marieposte

04 avril 2016

LE DRAME DU MEC BELLISSIME.

Bonjour à tous, 

aujourd'hui j'ai envie de traiter d'un "problème" dont certaines d'entre nous connaissent le poids: le drame d'avoir un mec très beau.

Annoncé ainsi, il faut reconnaître qu'on est loin de rivaliser avec de véritables ravages causés par les hommes (mec bourré, mec infidèle, mec macho) mais pour celles à qui le sujet parle, cela peut devenir le grain de sable dans l'engrenage serein du couple.

J'ai un mec. Objectivement, soyons réalistes, il est absolument magnifique. Certes, ce n'est pas un cheval (quoique...) (braaaavo), mais pour le décrire je dirais: immense, taillé dans le roc, athlète, plein de tétostérone, ultra charismatique, j'en passe, bref: oui, sincèrement, c'est un homme sur lequel il est impossible de ne pas se retourner.

C'est ce qui se passe, d'ailleurs, 99,5% du temps: toutes les nanas, absolument toutes les nanas se dévissent littéralement le cou quand elles l'aperçoivent.

Personnellement, la première fois que je l'ai vu, j'ai reçu sa beauté en pleine figure, à me demander si j'étais dans la fascination ou le désir. Disons que les premiers temps, honnêtement, j'étais fascinée-estomaquée. J'avais juste envie de passer des heures à le mater sous tous les angles (discrètement). C'est bien après que j'ai pensé "à mal".

Cela commence à dater sérieusement, je me suis habituée à sa beauté (à laquelle je reste néanmoins très sensible, en véritable esthète) , mais en revanche je ne m'habituerai jamais à l'effet que mon homme produit sur les femmes. Je précise que mon mec est noir, ce qui, chez certaines, éveille immédiatement le cliché exotisme, ou artiste, ou grosse bite (pas la majorité, mais j'ai été navrée de constater combien ce poncif pouvait être ancré chez des filles que je croyais un peu plus subtiles que ça) (c'est pas parce qu'on a partagé un café à la photocopieuse que je vais répondre à "Aloooooors, c'est comme dit la légende OUBIEN?"). Cela me sort des yeux!.! On ne poserait pas la question si j'étais avec un suédois ou je ne sais qui, alors d'où sort ce truc trivial??? Merde à la fin, les filles, on est sensée élever le débat un peu, pas donner dans la rugosité!).

On s'est fréquenté, beaucoup apprécié, et voilà. Aucune envie de diffuser notre histoire qui ne concernait que nous au travail (car on bossait ensemble), nous sommes restés muets sur le sujet, ce qui m'a permis d'approuver à quel point la chair est faible, et à quel point de "vraies copines"étaient susceptibles de se comporter comme les pires voleuses de mec. J'ai vu des filles prendre ostensiblement des poses totalement pas naturelles ("oui, je suis Kim Kardashian pourquoiiii?), flirter de manière univoque, bref donner dans la parade pré-nuptiale pour arriver à leurs fins. Des filles diplomées (c'est maladroit, ce n'est pas ça que je veux dire, mais pardonnez-moi le raccourci) changer de style vestimentaire, à la limite du travestissement, pour devenir de vraies pouffiasses aux manières inexistantes.

Là où l'affaire se complique, c'est avec moi. Je suis toute petite, épaisse comme une estampe japonaise,et blanche. Et intello. Donc fatalement, la pensée qui circule généreusement dans l'espace (vous savez, ces non-dits qui flottent dans l'atmosphère, ce qu'on appelle l'inconscient collectif) c'est:

MAIS QU'EST CE QU'ILS FOUTENT ENSEMBLE EUX DEUX?

Nous avons eu droit à"C'est fouuuuu cette différence de taille" 

"Vous n'avez pas la même taille" (au cas où nous ne l'aurions pas remarqué..)

Et, passez moi l'expression, la couille dans le potage "Vous ne pouvez pas coucher ensemble, la fille tu vas la TUER".

Plus des milliers de regards abjects, mélange de commisération ("pauuuuuuvre petite, elle va se faire bouffer") de haine raciale ("Tu devrais te trouver un mec normal"), de préjugés sur nous.

 

Ces phrases débiles, je surfe dessus. C'est le fond qui me pose problème.

1) Un mec beau,et malheureusement c'est une opinion majoritaire, ce ne peut pas être un mec intelligent.

2) Un mec beau pense forcément à se taper la terre entière, puisqu'il n'a qu'à se baisser pour attraper ce qu'il veut. 

3) Un mec beau doit être avec une fille aussi belle que lui, (selon des critères parfaitement idiots, on est d'accord) s'il veut être tranquille.

4) Aucun scrupule à draguer un mec beau même si très manifestement en couple, limite il est taillé pour ça. Sa nature devient sa fonction: tu es beau, tu DOIS plaire.

5) Le mec beau, par extension, a le devoir de donner à chacune l'impression qu'il n'y a qu'elle.

6) Si le mec beau est noir, et qu'il semble vouloir rester fidèle, là, que les choses soient nettes: il devient carrément suspect. Je pèse mes mots. Il doit courir les jupons, sinon ce n'est pas normal.

    C'est épuisant, et je ne parle pas de moi. Je suis super cool, je ne suis pas plus jalouse que ça, le problème n'est pas là.

Je le plains, sincèrement. Aucune sortie sans qu'il ne provoque un torticolis.

Devoir dire non ou oui à des nanas pour avoir la paix, ça aurait pu lui arriver. Genre s'envoyer en l'air avec ce que j'appelle ses groupies, juste pour qu'elles lui foutent la paix. J'en ai vu de solides devenir complètement fêlées parce qu'elles n'obtenaient pas l'objet tant convoité. J'ai vécu des ruptures amicales parce que certaines étaient folles de mon mec (ce qui ne me pose pas de problème intrinsèquement, on possède des yeux, ils sont faits pour voir). Folles au point de foutre en l'air des amitiés de dix ans, juste pour tenter de "me" ravir ma place avec un type dont elles ne connaissent que l'extérieur. Ce que je vais dire est affreux, mais je me suis déjà prise à penser que ce serait une très bonne façon de leur faire entendre raison. Qu'il auraut été "judicieux" que l'une de ces pintades aille au bout de ses basses ambitions, et se réveille auprès du Connard Magnifique qu'elles ont pu imaginer. Parce que dans leur délire, aucune n'a pris soin de vérifier si Beau mec n'était pas un psychopathe. Prêtes à tout pour un mirage.

Juste parce qu'un tel mâle, il faut le ravir à l'autre.

Ces petites conneries jalonnent notre vie, on en rit beaucoup. Le monde dans lequel nous vivons est saturé de visuel, je comprends qu'on ait envie de regarder quelqu'un, et j'avoue qu'il est normal qu'on ait envie de regarder mon gars. Normal au sens de "légitime", il est si beau.

 

Je ne comprendrais en revanche JA-MAIS comment l'identité, la morale et les valeurs de quelqu'un peuvent s'éclater au sol dès qu'un mâle se pointe. Qu'on ne m'explique pas ça par les instincts animaux plaqués sur la nature humaine, en me disant que le mâle alpha attire les femelles. J'ai dépassé ça depuis mille ans: s'il est avec moi, c'est que j'ai "remporté le concours", donc la concurrence devrait avoir elle aussi cette idée en tête....Sauf que le mono neurone de la tête semble descendu au niveau de la culotte, et là, pardonnez moi les filles, ça ne vole pas plus haut que les 3èmes mi-temps ou les enterrements de vie de garçon. Désolée, les copines, j'ai confiance en la féminité mais j'ai du mal à trouver anecdotiques les manigances que l'on peut orchestrer dans la seule idée de se faire sauter par un beau mec. Parce que ces nanas (l'épicière, la voisine, la chargée de comptes, n'importe, il y a de tout dans le fan club..) , et c'est cela qui me désespère, ne voient pas plus loin que la case oreiller. 

Je ne comprends pas. La beauté suffit à ce point? Nous sommes à ce point entrées dans une sorte d'ère superficielle où juste les apparences compteraient? 

 

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21 novembre 2015

UNE FURIEUSE ENVIE DE VIVRE.

La peur est le sentiment qui m'assaille depuis le dernier 13 novembre, jour de drame, jour de merde, jour de carnage. Le day of thunder résonne beaucoup plus fort, c'est ainsi que je le ressens du moins. J'ai tourné sept fois la lampe dans mon moi, et n'y ai trouvé que de la peur. 

Il y a eu la fanfaronnade créatrice d'une confiance jamais venue: "même pas mal, soyons debouts ".

Il y a le rire, il est déjà revenu, un peu nerveux, un peu hystérique, presqu'un spasme crispé.

Il y a eu, et il y aura encore longtemps les larmes, l'idée du sang fumant et des corps perforés par la maladie mentale de crétins barbares.

Tout le temps la peur, telle qu'elle éclot lorsqu'on accouche de son enfant, comme lorsqu'on découvre la ténue prise de la vie sur nos êtres charnels, la peur qu'un coup de feu, un coup de rien nous arrache ceux qu'on aime, qu'on leur fasse du mal. La peur éternelle à laquelle il faudra se résigner, trouver un petit endroit pour la loger, en tentant de la maintenir à distance pudique. Lapeur, la pétoche toujours chevillées, dans un coin de l'inconscient. Un sentiment stérile, bas et vilement suscité. Une pression si facile, un chantage primitif jamais élevé, jamais transcendé. 

Oui j'ai peur de ton arme à feu, qui ne sert qu'à transpercer des dizaines de gens à la fois.

Qui a inventé cela? Qui est celui qui a réussi à laisser penser au monde que la solution à la mort était la mort mécaniquement commandée? Qui a su faire croire que l'arme à feu puisse être à un seul instant légitime, juste??

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IL FAUDRA VRAIMENT BEAUCOUP AIMER LES HOMMES.

Paris, je t'aime.

Eventrée dans mon âme depuis les attentats, je plaide pour que la paix revienne.

Simple, évidente, naturelle, elle doit reprendre possession des moeurs. Nous devons aux enfants un monde de paix.

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11 novembre 2015

SOUS L'EAU.

Bon, les amis, soyons honnête: c'est le bazar.

J'ai divorcé, donc, mais au lieu de souffler seule, ce dont j'avais pourtant clairement le plus besoin, je n'ai pas hésité à franchir les barrières de la connerie humaine en me collant avec un gars (sans commentaire), avec qui je vis. Décision complètement conne, il n'y a pas d'autre mot. J'aime pas ça.

Je suis fatiguée, je voudrais me tirer aux antipodes, mais mon licenciement (vous n'étiez pas au courant? C'est bien mieux, tout cela est parfaitement triste et sordide) qui traîne maintenant depuis des mois me laisse sur le carreau. Je prends à bras le corps des problèmes qui ne sont pas les miens, avec une espèce de dévotion servile qui pourrait s'avérer utile si elle s'adressait à un être susceptible de l'apprécier (eyyy non ce n'est pas le cas).

Dommage, n'est ce pas? 

Me voilà donc à continuer de flotter entre deux eaux troubles, à nourrir à demi des projets que je ne peux même pas envisager pleinement puisque je suis encore administrativement otage..pardon, liée à mon employeur. Je voulais que tout coule, que tout soit fluide, mais je ne suis pas décisionnaire plus que cela.

Je dis beaucoup de bêtises, ré-écrire quelques lignes me procure un grand soulagement, bien plus sain d'ailleurs que celui qui consiste à traiter menatlement mon mec de connard (dans ma tête) (bah oui, hein, je ne suis pas une vraie mauvaise)...(et surtout je ne peux pas encore le fuir aussi bien que ce que je souhaiterais).

Le grand drame, pour moi, dans l'histoire? Ne toujours pas avoir connu l'affection pure d'un homme. Je n'ai jamais été exigeante (vraiment pas assez, je pèse mes mots: je suis une lo-pet-te), mais c'était aussi pour permettre à ces messieurs (ceux à qui j'ai réellement ouvert les portes de mon coeur), justement, de se montrer prodigues sans trop forcer.Mais rien n'est venu. Sinon les râteaux, au mieux l'indifférence. Pour moi, ne rien demander était une façon d'être choyée a minima. Le garçon avec qui je vis (quis'est installé chez moi) se cogne totalement de mavie et de mon bien-être, plus encore que le prédédent.

Même ainsi, cela n'aura pas été le cas. J'ai tant donné sans rien recevoir, et parfois en recevant des mauvaises ondes... En toute sincérité, il n'y a rien de gai dans ce constat, mais aussi cinglant puiise-t-il paraître, il faut l'accepter.

C'est nimporte quoi. J'ai fait n'importe quoi. Il y a un an exactement nous divorcions, et un an après, sans que je n'ai de regret quand àcette décision, mon coeur est au même point, l'amertume en plus,la tristesse et l'aigreur en plus.Tout ce que je souhaitais éviter.

Je voulais y croire, je voulais une jolie histoire, je l'ai construite toute seule, en ramassant les montées d'adrénaline d'un conjoint qui se fiche éperduement de moi. J'avais tant besoin de me croire aimée de lui que je lui ai passé toute ma vie. Je me suis plantée, même pas en beauté.

Qu'il est vide le pauvre château de ma tête. Comme elles sont grises les lumières derrière mes yeux, comme il est profond le lac de ma peine.

 

 

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18 mai 2015

DES JOURS ET DES LUNES.

Comme c'est beau. Bon, aujourd'hui, autant l'annoncer, je vais parler ragnagnas; règles, trucs de meufs, tout ça.

 

A l'origine, mon premier essai de la fameuse coupe menstruelle, dispositif qui présente à la publicité de nombreux avantages. Il s'agit d'une coupe en silicone qui "récolte" le sang qui s'écoule durant la période. On vide ladite coupe, on la rince, on la remet, et hop, c'est parti pour plus de six heures de tranquilité (en réalité on peut aller jusqu'à dix heures sans s'évanouir, il n'y a pas eu de syndrôme de choc toxique recensé). Pas de tampon ni de protection à jeter, à avoir dans le sac -à sortir malencontreusement quand tu penses avoir mis la main sur ton tube à lèvres-, pas de fuite, stérilisable, réutilisable et ainsi très économique, la coupe (que l'on trouve dans différentes marques maintenant) semble sur le papier se détacher des autres modes de protection habituels.

Test dans la vie: c'est encore mieux que ça.

Et je suis quasi-certaine de ne pas encore avoir trouvé la meilleure "pose" possible. Bon, et encore, s'il fallait trouver un défaut, parce qu'honnêtement, c'est pour moi une réussite parfaitement révolutionnaire: c'est le premier cycle où je ne rejette pas de déchet ni n'utilise de produits issus du commerce, et les tampons sont régulièrement (tous les 28j?)(Dieu que c'est nul) pointés du doigt pour leur teneur en agents blanchissants de leur coton.

Une personne qui me vantait la coupe il y a plusieurs années -j'ai mis un temps imbécile à me décider- me parlait de la différence des saignements lorsqu'on utilise les coupes menstruelles ou les périodiques. Je ne me risque pas à établir de vérité, vu que je ne l'ai utilisé qu'un cycle, mais: c'est bien la première fois depuis longtemps que je n'ai pas eu mal lors de mes règles,et dans l'ensemble des choses qui permettent cela, il y a de moindres saignements. Je pense avoir moins saigné mais comme je le dis plus bas, je n'en connais finalement rien. Hasard? Bon. Toujours est-il, mes ragnagnas s'étant étonnament bien passées cette fois là à bien des plans, pas seulement l'inconfort dû au saignement, mais celui dû au mouvement que les tampons peuvent avoir et qui parfois les déplace...ça fait mal!  difficile de ne pas faire le lien avec ce petit bout de plastique (tout doux, au fait).

J'ai peut-être pas su positionner comme il faut la coupe (je dis ça mais je n'ai eu de gêne à aucun instant, c'est resté absolument confortable)...mais je n'ai eu aucune fuite comparable à celle d'un tampon, fuites qui ne sont déjà pas légion par rapport aux serviettes (néandertal de la protection, wisigoth du confort), donc impec de ce côté. Et, pardon du détail, mais hahem...je crois être classable chez les "grandes rivières" (je ne dirais pas ça si cela n'avait pas une importance pour l'article, croyez moi)(oh pitié), et en prenant la taille 2 cela a été parfait (la plupart des sites ou des fabricants proposent des tableaux bien explicatifs qui permettent de choisir la bonne taille selon sa morphologie, son flux...) . Et j'ai dormi avec, un confort absolument dingue impossible à comparer à celui d'une serviette de nuit (alors ça, franchement, c'est du pur foutage de gueule. J'espère n'avoir jamais à reporter un bazar pareil) (autre point positif: fini les sacs de couches spécial flux torrentiel qui font fuir /très logiquement car c'est immonde/ n'importe quel bellâtre un peu flirteur au supermarché) (la vraie vie hein)(2015 tu te balades avec ton incontinence sanglante vaginale dans un paquet GIGANTESQUE avec quatre gouttes et trois +++ dessinés dessus au cas où la taille du machin ne soit pas assez éloquente. Truc de sadique, ça).

Zéro déchet, rien à emmener avec soi. Il faut avoir un robinet à portée de mains au moment de se changer, c'est vrai. Ce qui ne me gène en rien puisque c'était déjà parmi les habitudes de la Princesse (ça y est c'est parti...calmons-nous). Cela se trouve, vu qu'on trouve bien des toilettes avec des poubelles pour les emballages de tampix... De toute évidence -j'espère-, l'hygiène scrupuleuse qui doit entourer les gestes autour de notre intimité est partout et toujours autant exigeante, bien sûr, donc on se savonne les mains avant, après, et pas qu'à l'eau..Maaaais bon, on n'est pas des hommes! Il ne faut pas avoir peur de ATTENTION A PARTIR D'ICI SI TU ES UN HOMME HEU BIN T'ES PREVENU QUOI. Il ne faut pas avoir peur de son corps, c'est à dire n'avoir pas de souci (pas si facile d'en parler non crûment en fait..) à se mettre franchement les doigts dans la chatte pour vérifier que la coupelle est bien mise (oui, j'ai mis -elle parce que cela apporte un peu de délicatesse dans cette phrase et ce n'est pas gagné, ooooh que non). Bon, c'est fait, on peut continuer.

Donc une certaine aisance avec son corps pour prendre le dispositif en main, mais ensuite sincèrement, pffioou, sur une échelle de 1 à 10, la femme de 38 ans que je suis, (avec des cycles ultras-réguliers certes mais parfois très douloureux , connaissant parfois des "1er et 2ème jours hémorragiques", avec obligation de se changer toutes les 3 heures voire moins..), pour ce premier essai, j'accorde un très large 9. Sans délirer, si c'est réellement cet engin qui rend les ragnagnas aussi...flex, cool à vivre, sans crampes abdominales ni tampix douloureux (vous voyez toutes ce que je veux dire) ça ne me pose plus aucun problème de les avoir.  Selon le mode d'emploi, il suffit de la rincer entre deux usages et de la stériliser à la fin de la période. Oui, au départ c'est un peu génant d'avoir sa "production" sous les yeux lorsqu'on évacue le tout dans le lavabo, mais pour ma part j'ai trouvé cela, disons, instructif, je ne savais pas, non, franchement, à quoi ressemblaient mes trucs. Bon, c'est pas fascinant non plus mais je ne sais pas, c'est après tout l'affaire de son propre corps, non? Perso, je l'ai lavée soigneusement au savon de Marseille (parce qu'il me fait chanter la cigale*) peut-être trois fois en quatre jours (?), ce qui n'était pas préconisé, mais je ne crois pas qu'il soit bon de le faire à chaque change non plus. J'ai stérilisé ma nouvelle copine, bien rangée dans son petit emballage, et j'ai presque hâte de voir si c'est pareil la prochaine fois.

Comment est-il possible que ce confort n'ait pas été accessible aux femmes avant?!

http://www.meluna.fr/ ici j'ai trouvé la mienne, fournie avec un petit sac mimi (qui au final sert très peu, vu qu'on garde la coupe sur soi toute lapériode de règles). J'ai trouvé les explications qu'il me fallait, et je suis ravie.

* L'auteure pleure de rire toute seule mes amis.

 

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25 avril 2015

PETITS COINS

Le nouveau chez-moi commence à être de plus en plus habité, et il y a même dorénavant deux plantes vertes à qui je parle abondamment en espérant ne pas les faire crever trop vite non plus. C'est qu'elle parle, la fille, en plus de se commettre à écrire.

Bienvenue dans mon home sweet home actuel, et actuellement présentable car relativement vide.

Ma lampe écrue, de plus en plus bancale côté abat jour, malgré mes rafistolages ingénieux -par moments- et du film étirable.. Une des tasses de la collection actuelle Monoprix, j'en suis dingue, j'aime ce motif naïf et moderne en même temps.

 

 

 

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Un diffuseur de parfum d'intérieur..le dernier des accessoires que je pensais acquérir un jour, et voilà. Corail, donc, que j'ai senti en dernier dans le magasin, car dans mon esprit, corail=mer, et je ne voulais pas, pour aller vite, que ma maison sente le poisson (mais qu'est-ce qu'elle dit..) . Ce n'est pas le cas, l'odeur mêle bergamote petit grain entre autre, et j'y sens surtout la plage. Et j'aime cette odeur de la maison Fragonard, aussi.

image Une bibliothèque,c'est toujours joli lorsque rangée, organisée, proprette en somme. Là, je suis au départ de mon habitation donc c'est le cas, notez à quel point je suis prompte à prendre en photo l'ordre quand il règne un peu.  À côté d'une très belle aquarelle offerte par ma plus chère amie ( je n'ai pas de mots pour décrire mon attachement à cet objet) , une photo issue d'une série (que l'on aperçoit derrière) pour un Vogue enfant, en clin d'oeil au ballon rouge. (+ Si mon intention est de stocker tous mes livres, il va falloir tripler la surface, mais alors easy easy les z'amis, voilà ce que je suis en train de me dire).  

 

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 Que dire, comment expliquer cette lampe? Bon, un point -volé- pour la forme minimale. Ce truc me produit un arc en ciel et il y a une télécommande. J'assume l'aspect luminothérapie improbable, mais pas grand chose d'autre. Quand les travaux dans ma chambre seront réalisés, cette lampe se promènera, ou non. Oui, on se divertit comme on peut, je me demande juste ce qu'en pensera le réveil-matin à éclairage au plafond.. On aperçoit (très mal, oui) sur la gauche le fauteuil futon que j'ai pris pour lorsque Loulou dort ici. Très bonne solution (même si "rouler" un futon et le coincer en mode assise est très difficile en fait, car il n'y a pas de prise), jolie, je pense que cela peut aussi se bricoler. 

 

image Dans ma salle de bain, un leg de ma grand-mère ou pour rester juste devrais-je dire une récupération des effets de ma grand-mère mais cela n'a aucun poids breeeeef, ce qui en a c'est de déposer ma petite bijouterie dans un récipient ayant appartenu à une ancêtre. À l'origine il y avait un couvercle, qui ne me plaisait pas, et qui attend dans un tiroir un usage original..

image Dans un autre coin de ma salle de bain, déco boxes (peu d'inspiration définitive, j'entrepose de manière esthétique uniquement. L'énorme boîte en métal sur la droite de la photo, contient mon maquillage, mais celui que je porte réellement -un khôl qu'on aperçoit dans l'article d'hier-, ne s'y trouve pas. Imaginons que je ramène Jackson Avery (on me dit qu'il n'existe pas???) la première pensée qu'il aura sera Nannn mais la taille de la boîte de maquillage la grosse tricheuuuuuuse. Voilà comment se terminent les belles histoires, désolée les enfants.*

Plus sérieusement si pour l'instant les objets cherchent encore leur place, je m'en tiens à une certaine monotonie des formes pour éviter le chaos. Cette adorable petite boîte en carton? L'emballage de mon Rose et Ambre de Fragonard que je chéris jusqu'au carton (c'est beau). Avais-je precisé que je suis très sensible au travail de cette maison? **

 

Voilà quelques petits coins de chez moi.  

* À propos d'histoire, je suis à la recherche d'une dizaine de tomates cerises que je sais avoir lavées mais ne me souviens pas d'avoir croquées. L'ennui, c'est que j'étais en train de faire une demie douzaine de choses, et que je pourrais aussi bien les avoir rangées dans les chaussettes en trouvant cela intelligent sur le moment.

** Honnêtement, la drague est lourde, j'avoue.

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LA NUIT, JE M'ENDUIS.

Lamentable, pauvre Bashung..

Bref, je sors de ma crypte pour parler d'un petit bijou de crème que je teste depuis environ un mois, et dont je ne taris pas d'éloges.

Le petit olivier est une jolie marque très propre, qui propose une gamme basique et efficace, hyper accessible de surcroît.

Leur crème anti âge est une très bonne option jour/ nuit, je n'avais pas besoin d'un soin spécifique nuit (pour être précise : d'un soin de nuit DE PLUS, vu que ce n'est pas exactement le désert dans ce rayon-là de ma salle de bain, mais ne nous égarons pas). J'ai tout de même voulu tester, le prix étant quand même carrément attractif pour la proposition (une dizaine d'euros, une moyenne basse pour du bio).

D'abord, la texture est étonnante, une huile-compacte, un baume oui, à la façon du vicks vaporub.. D'où une première impression de "ça risque d'être très gras" .  À l'application, le baume fond littéralement sur la peau et pénètre très bien, mais un massage léger est nécessaire, autant qu'agréable. La texture appelle vraiment des gestes doux et même lorsqu'on n'a pas le temps, qu'on a surtout envie d'aller se coucher, les quelques minutes que l'on prendra à appliquer ce soin favorisent vraiment la détente.. Au matin, il me semble que les dégâts de la veille sont un peu plus tenus à distance.

L'odeur, naturelle, doit beaucoup aux huiles qui entrent dans la composition du produit. Disons que les habituées apprécieront sûrement.. Mais pour les autres, le parfum n'est pas entêtant ni tenace.

Le soleil ayant fait son apparition (= ayant flingué à peu près mon capital solaire à la date du 15 avril..), j'apprécie le coté régénérant de cette crème, je trouve ma peau mieux nourrie, plus apaisée et je pense que ce petit pot risque de passer un bon petit moment dans mes favoris.

 

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Baume régénérant Le Petit Olivier. Chez Monoprix pour moi, mais on le trouve aisément En myenne ou grande surface. 

 

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03 avril 2015

LA PEAU DE BANANE SUR UNE BRÛLURE

Parfaitement, pour cicatriser plus vite. Et les rondelles d'oignon sous les pieds pour stopper la fievre. On peut même les garder dans des chaussettes une nuit pour de très beaux pieds. Si tu trouves quelqu'un qui accepte de s'allonger à coté d'une femme qui met des chaussettes fourrées aux oignons MAIS BON.

Vendredi soir public sénat , et oui, bout du rouleau. Débat sur la médecine tradi versus médecines douces ("les médecines douces sont une alternative douce" Oaaa). 

Je ne vais pas très bien, et noyée dans mon état végétato-dépressif, je riais (seule) (allongée avec le casque et la musique à fond) (de l'extérieur = une scène digne des pires films d'horreu) (Tais toi!!!) en me posant cet état de choses:

Imagine, un soir ton mec t'énerve, et tu crées un site qui s'appelle monmecestungroscon.com, derrière l'anonymat de la toile tu te lâches en disant les conneries qui te passent par la tête dans un moment comme ça, les nanas qui passent par là répondent et racontent, et le site, bin il explose. Tu peux devenir hyper riche et tout...Sauf que ton homme n'est pas du genre à apprécier -normal, hein quand même- ("Le site monmecestungroscon.com? C'est ma meuf qui l'a créé, oui").et t'es obligée de choisir. entre la réussite et lui. J'adore le jeu des choix impossibles. (Et je pense aussi qu'en relisant cette phrase, et plus largement ce paragraphe voire ce blog EN ENTIER, j'aurais fortement honte.)

Je pourrais vous parler de mes niou mocassins de squaw que je couve des yeux et, heu, des pieds (c'était l'objectif), d'une chemise vintage à tout casser arrivée droit du Maryland (à gauche de Disneyland en sortant de l'ascenseur).. (ça serait plutôt à droite, d'ailleurs, si l'on tient à être précis).

Ou vous convaincre sans trop de mal de ce que Etsy est un lieu de perdition absolue à éviter coûte que coût en période de: stress, bonne humeur, fatigue, énergie, dans TOUS les cas on tombe sur des articles faits main, donc uniques, et c'est bien un luxe suprême à mon sens, donc un danger double warning clignotant range ta cb ma poule. Bref, ne pas y aller, déja. 

Ou d'un projet complètement dingue droit issu de mon cerveau malade à la création poussive ces derniers... siècles.

Non, parce qu'on va pas se mentir, c'est un joli petit fiasco mon bilan intermédiaire, je ne suis pas du tout satisfaite, je trouve qu'on ne dispose pas assez de notre temps dans la Vie. J'ai envie d'avoir tout mon temps pour vous raconter touuuuutes mes âneries (c'est une très bonne psychanalyse) (je crois) (je n'en sais rien). 

Je m'éparpille assez mais je ne m'en veux pas, c'est suffisement morose ces temps ci, autant débiter mes âneries, je trouverais des choix impossibles plus tard.  

J'ai un milliard de choses à raconter, très peu d'énergie pour le faire. 

La bise, les gens

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29 décembre 2014

WOUALA WOUALA

Quasi un an de passé, je suis venue, j'ai pas pu.. Beaucoup d'eau sous les ponts, un changement de situation et un changement de vie en vue, un divorce, des déceptions, des auto-déceptions surtout, des remises en question et parfois aucune réponse.. 

Une année aussi déstabilisante ne se raconte pas, par respect d'abord, par pudeur, par superstition aussi.. Je ne donnerai pas de détails sur la coupure nette dans mon équilibre au foyer, je parlerai simplement de certains vents, de certaines tempêtes qui nous font décoller du sol, de courants qui m'ont emportée, et pas encore déposée à terre.

Un an après mon dernier billet la route semble devenir un peu plus douce, un peu moins chaotique mais j'utilise "semble" par précaution..il est très très probable que l'avenir soit semé de surprises, bonnes ou non. À vrai dire, je n'imagine pas que le ciel se dégage paisiblement et durablement. 

Je vais vivre seule, dorénavant, notre trio familial est disloqué et cela sera douloureux pour chacun de nous, douloureux parce qu'il faut tirer un trait sur notre histoire ensemble, douloureux parce qu'on n'épouse pas quelqu'un sans accrocher des rêves, d'espoir, qu'on ne construit pas dix ans d'une vie de famille sans s'y investir. Lorsque l'heure de se quitter a sonné, on laisse de soi, on se perd aussi un peu.

Un nouveau chapitre commence, un nouveau toit m'accueillera, et tout ce que je désire à présent est la paix profonde. Pouvoir expliquer à mon fils que le divorce ce n'est pas la fin de l'amour, pas la fin de la famille..que tout se transforme.. 

Voilà en quelques mots l'histoire de ce vide de presque un an. 

Je reviendrais raconter mes âneries parce qu'être légère me manque, être superficielle aussi (genre la nana qui cogite trop d'habitude). 

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19 janvier 2014

2014

Bonne année 2014, tout le bien que l'on puisse espérer, et le reste en prime.

Oui, je ne fais pas les choses à moitié, j'ai été tout simplement: absente. Comme les bonnes résolutions riment trop souvent avec regrets de n'avoir pas tenu et autocritique (si, ça rime), je ne promets PAS de tenir le rythme de post réguliers, je vais d'ailleurs promettre ce que je sais pouvoir faire: rien. Mais vous ne serez pas déçus , car dans ce domaine, je suis plutôt forte.

 

Comme le veut le mois de janvier, ce sont les soldes. Comme le provoque le mois de décembre, on n'a plus le budget, plus le corps, pour ajouter des choses à sa garde robe, en principe, mais la loi de la sape a encore tout compris, allez savoir pourquoi je me suis acheté des choses.

On va commencer par cette veste prune, en velours de coton ras, qui a une histoire particulière. Je l'avais vue un jour de zone erratique chez Monop' (ahhhh Monop...)  (dans ma petite ville, c'est un magasin central, on peut même le traverser pour passer d'une rue à l'autre, donc forcément, je m'y retrouve parfois, sans trop savoir pourquoi la plupart du temps). Je l'avais vue sans m'arrêter dessus, en totale cohérence avec le concept de zone erratique.  Et puis un matin (oui, bon, un matin où le textile etait soldé, curieusement), allez comprendre, je me suis réveillée avec l'idée qu'il me fallait une veste en velours prune. J'ai donc écumé la quasi totalité des boutiques de ma ville avant de débouler chez Monop', où se trouvait cette petite veste, exactement ce que je cherchais (fatalement, c'est là que je l'avais vue) (cohérence, toujours). Je la trouve très bien, cette veste, franchement. Le hiatus, c'est que l'idée (preppy high school représente) n'a pas encore fait son chemin jusqu'à mon aspect extérieur. C'est à dire que lorsque je la porte, selon l'angle de vue, j'ai l'air soit d'une Bordelaise post cours d'équitation, qui chercherait encore son serre-tête assorti (cliché, carrément, n'ayons pas peur du mot), soit de la petite fille que son papa chasseur de galinettes cendrées aurait habillée pour l'accompagner. Vous comprenez? Si ce n'est pas le cas, pas de panique c'est que vous êtes sains d'esprit.

*Ensuite, une chemise d'homme, que j'espère porter à la manière exacte de Mary Kate Olsen, vu que je ne suis ni blonde, ni américaine, va falloir se lever tôt pour repérer la parenté du truc (en revanche je suis aussi minuscule). Bon, même sans ça, j'aime beaucoup les chemises d'homme, je trouve ça très joli, voire le summum du sexy avec rien en dessous, mais là, les occasions se font plus rares, fatalement.

* Ensuite, un pull Ekyog. Vous savez combien j'apprécie la cleanitude (ouaip) de cette marque, son engagement, toussa, j'honore à chaque solde l'occasion d'acheter éthique, ce qui fera certainement avaler la pilule à ma banquière, cette noble chargée de compte qui ne conçoit pas qu'on touche à ses sous pour autre chose que de reconstruire la jambe du mari bléssé à la guerre (ce style). J'ai choisi un bleu que les artistes qualifieraient de Klein, si les autorités ne le qualifiaient pas de "électrique, nuit à l'oeil". Je dis ça parce qu'au bureau, ce lieu de saine émulation et d'encouragement de chaque instant, j'ai eu droit à environ 7463548917 fois "Oh, il est BLEU ton pull". (C'est pour ça que je l'ai choisi, cohérence complète).   

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Sur ce, je vous embrasse.

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