Marieposte

19 janvier 2014

2014

Bonne année 2014, tout le bien que l'on puisse espérer, et le reste en prime.

Oui, je ne fais pas les choses à moitié, j'ai été tout simplement: absente. Comme les bonnes résolutions riment trop souvent avec regrets de n'avoir pas tenu et autocritique (si, ça rime), je ne promets PAS de tenir le rythme de post réguliers, je vais d'ailleurs promettre ce que je sais pouvoir faire: rien. Mais vous ne serez pas déçus , car dans ce domaine, je suis plutôt forte.

 

Comme le veut le mois de janvier, ce sont les soldes. Comme le provoque le mois de décembre, on n'a plus le budget, plus le corps, pour ajouter des choses à sa garde robe, en principe, mais la loi de la sape a encore tout compris, allez savoir pourquoi je me suis acheté des choses.

On va commencer par cette veste prune, en velours de coton ras, qui a une histoire particulière. Je l'avais vue un jour de zone erratique chez Monop' (ahhhh Monop...)  (dans ma petite ville, c'est un magasin central, on peut même le traverser pour passer d'une rue à l'autre, donc forcément, je m'y retrouve parfois, sans trop savoir pourquoi la plupart du temps). Je l'avais vue sans m'arrêter dessus, en totale cohérence avec le concept de zone erratique.  Et puis un matin (oui, bon, un matin où le textile etait soldé, curieusement), allez comprendre, je me suis réveillée avec l'idée qu'il me fallait une veste en velours prune. J'ai donc écumé la quasi totalité des boutiques de ma ville avant de débouler chez Monop', où se trouvait cette petite veste, exactement ce que je cherchais (fatalement, c'est là que je l'avais vue) (cohérence, toujours). Je la trouve très bien, cette veste, franchement. Le hiatus, c'est que l'idée (preppy high school représente) n'a pas encore fait son chemin jusqu'à mon aspect extérieur. C'est à dire que lorsque je la porte, selon l'angle de vue, j'ai l'air soit d'une Bordelaise post cours d'équitation, qui chercherait encore son serre-tête assorti (cliché, carrément, n'ayons pas peur du mot), soit de la petite fille que son papa chasseur de galinettes cendrées aurait habillée pour l'accompagner. Vous comprenez? Si ce n'est pas le cas, pas de panique c'est que vous êtes sains d'esprit.

*Ensuite, une chemise d'homme, que j'espère porter à la manière exacte de Mary Kate Olsen, vu que je ne suis ni blonde, ni américaine, va falloir se lever tôt pour repérer la parenté du truc (en revanche je suis aussi minuscule). Bon, même sans ça, j'aime beaucoup les chemises d'homme, je trouve ça très joli, voire le summum du sexy avec rien en dessous, mais là, les occasions se font plus rares, fatalement.

* Ensuite, un pull Ekyog. Vous savez combien j'apprécie la cleanitude (ouaip) de cette marque, son engagement, toussa, j'honore à chaque solde l'occasion d'acheter éthique, ce qui fera certainement avaler la pilule à ma banquière, cette noble chargée de compte qui ne conçoit pas qu'on touche à ses sous pour autre chose que de reconstruire la jambe du mari bléssé à la guerre (ce style). J'ai choisi un bleu que les artistes qualifieraient de Klein, si les autorités ne le qualifiaient pas de "électrique, nuit à l'oeil". Je dis ça parce qu'au bureau, ce lieu de saine émulation et d'encouragement de chaque instant, j'ai eu droit à environ 7463548917 fois "Oh, il est BLEU ton pull". (C'est pour ça que je l'ai choisi, cohérence complète).   

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Sur ce, je vous embrasse.

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19 octobre 2013

TOUS SAINTS.

"Vous êtes sur la boîte vocale de M., je suis absente depuis deux mois, mais je vais revenir, ne laissez pas de messages, j'ai même pas le temps de dormir, alors bon...".

Voilà, c'est a little bit complicated ces derniers temps ( huit semaines, style), je suis dans un état difficilement explicable (I'm not a perfect persoooooon) (Hoobastank tu vois), mais ça ne peut pas durer, je compte sur ces vacances pour remettre ma laïfe à plat, les batteries en charge, me calmer, arrêter le café, voir clair, reprendre le contrôle, péter un câble pour de bon. Il y aura bien quelque chose qui réussira dans le tas, hein...

Voyage au programme, départ demain, je pourrais bientôt expliquer ici comment je me débrouille pour faire une valise contenant trois maillots de bain et six pulls en laine de yack mais pas de pantalon, vous verrez, c'est fascinant.

Étant donné que le lieu sensé nous héberger a l'air absolument incroyable et trop beau pour être vrai, je préfère ne pas m'étendre avant, et dresser un bilan après. Raisonnablement.

À bientôt. 

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21 septembre 2013

MA VIE, MON OEUVRE, MES TIFS.

Aujourd'hui, j'ai franchi la porte d'un coiffeur (Eric Zemmour, en l'occurence, si vous voulez savoir), bien décidée à me débarasser de mon ombre hair. Ce n'est pas que je ne l'aime plus mais soyons honnêtes, autant l'été c'est joli, presque naturel, autant le bicolore a du mal à passer la saison. Mon bronzage se barre (reviens, enculé*), j'ai le teint qui perd de sa couleur ambrée, bref, ça ne va plus du tout, je trouve que ça fait excessivement vulgaire, hors contexte estival.

J'ai compulsé tous les forums de discussion à ce sujet ("recouvrir mon ombre hair" "vendez la mèche" "les pays où l'été dure toute l'année" "aller chez Eric Zemmour en étant centriste"), et j'ai choisi la raison, ne PAS tenter l'expérience à la maison, bien que je sois d'ordinaire hyper encline à tenter des potions chez moi et à inventer des trucs à destination de ma tête. Non, là, je ne voulais pas me planter et devoir me pointer au boulot avec des reflets roux (alors que c'est une couleur naturelle que j'adore, dès que ça devient artificiel, je fuis ça comme la peste) (ai-je un problème?).

Donc me voilà chez Eric, à expliquer au pauvre coiffeur qui par malheur s'est retrouvé avec mon cas entre les mains, ce que je veux ET ce que je ne veux pas.

Je ne veux pas qu'on me parle quand j'ai de l'eau dans les oreilles.

Je ne veux pas qu'on me raconte des potins, j'en ai rien à battre des problèmes de cellulite de la voisine de bac.**

Je veux couper, mais en gardant la longueur.*** (Evidemment).

Je veux quelque chose de soigné mais facile à coiffer. (Bah tiens).

Qu'on recouvre mon ombre et que ça reste naturel. (Mais bien sûr).

Je veux que ça n'abîme pas les cheveux.

Je ne veux pas de brush.

Je ne veux pas d'effets racines.

Je ne veux PAS de brush (je pense que c'est à ce moment là que j'ai commencé à les lui casser joyeusement) (et qu'on m'a quand même fait un brush digne de Pam Ewing, pour se venger).

 

Passage au bac, où on m'a massé le crâne, puis gros trou noir (dormi?) (droguée avec les vapeurs de coloration?), puis une gentille dame indienne, qui pensait manifestement que j'avais 14ans et demi, volé dans le portefeuille de ma mère pour aller chez le coiffeur, m'a demandé "qu'est ce qui lui ferait plaisir, heinnn? On égalise gentiment? Heiiiin?" -pourquoi, il existe une version barbare avec une scie sauteuse??- puis qui s'est lancée dans le travail de coupage des pointes (je veux paaas de brushing) puis m'a fait un brushing. Pour être honnête, durant toute l'étape de la coupe, elle m'a expliqué comment elle procédait, pourquoi elle procédait ainsi,  demandé si ça allait, quel effet je cherchais etc..Très pédagogue, ça j'ai vraiment apprécié.

 

Après qu'elle m'ait brushé les cheveux (désespérance), on a discuté quelques minutes des soins à apporter à ma couleur, et je suis rentrée.

Bilan de l'opération: je trouve ma nouvelle couleur un cheveu trop foncée (mais comme je suis drôle!), mon brush me sort littéralement par les trous de nez (d'ailleurs je m'apprête à aller détremper tout ça illico sous la douche), mais mon ombré a complètement disparu, je n'ai aucun reflet roux, et ma chevelure est clairement moins abimée.

Cela dit, je suis également très heureuse d'une chose: je me suis souvenue à quel point je détestais les salons de coiffure, et j'ai la certitude de ne pas y remettre les pieds de sitôt.

Voilà. tifouilles_015 Ça c'était avant, lors de mes adieux à ma blondeur.tifouilles_033  l'après, Holà, como te llamas? Hablas español? Sans compter que la photo, encore une fois artistiquement prise (Fils, 11ans), me fait ressembler à un déménageur mexicain qui aurait mangé Salma Hayek.

 

 * la petite note de vulgarité du jour, bonjour.

** qui en l'occurence était un homme non moins soucieux de sa ligne puisqu'il expliquait au shampouineur qu'il suivait un régime protéiné pour perdre du poids et que son alimentation actuelle se composait d'oeufs durs, "efficace, rapide, mais ça fait péter les oeufs durs". Oui, moi quand je vais dans un salon de coiffure, j'ai la chance de tomber sur ce style de conversation, yes madam'.

*** ce que toutes les filles veulent, c'est bien connu.

 

 

C'est tout pour aujourd'hui. 

 

 

 

 

 

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18 septembre 2013

HOLA, QUE TAL? MUY BIEN?

Aujourd'hui, j'en avais marre de tout, j'ai décidé que ça irait sûrement mieux en ayant un nouveau pantalon (ceci est bien sûr parfaitement faux).

Disons que j'allais pas trop mal et qu'un nouveau pantalon aurait aidé à optimiser. Disons rien, aussi.

Bref. J'en ai ras le bol des pantalons (encore un article essentiel...), j'en ai essayé vingt-cinq il y a deux semaines ( je suis sérieuse), et aucun n'allait: le 36 trop grand, le 34 coupé bizarre (ie plus grand que le 36, faudra qu'on m'explique) (non, en fait), la boutique Benetton fermée définitivement (joie des loyers dans ma ville), forcément j'ai bien trouvé des joggings mais au boulot, ça risque de coller moyen, et le seul modèle qui m'aurait éventuellement séduite, fatalement, coutaît honteusement trop cher (pour être fabriqué au Pakistan, qui plus est) (et pas en vue de payer mieux les petits enfants qui l'ont certainement cousu).

Donc aujourd'hui, jamais ne baissant les bras, je vais, avouons le, chez Camaieu. Généralement, je n'achète rien que des bijoux chez eux, bijoux que je démonte intégralement pour en faire d'autres. Le reste est trop cheap, toujours un truc de trop, ou de pas assez, leurs tee shirt ont les coutures qui tournent avant même la première lessive (prouesse) breeeeeeef, pas pour moi. Là, histoire de me contredire, j'ai trouvé un pantalon exactement comme je voulais (noir) (du coup, c'était assez simple mais en réalité je suis super chiante) (tout le monde l'a compris). Noir, ciré, et surtout, pile poil à ma taille, sans devoir faire d'ourlet (j'en déduis qu'il devait s'agir d'un pantacourt, à la base). 35 boules. Je ne sais pas pourquoi je dis toujours les prix des trucs que j'achète. La vérité.

Donc comme il est vraiment top question taille, je me suis dit "bah tiens!" (grosse conversation, la fille) et je l'ai aussi pris en rouge, avant de constater qu'en plus y avait une promo donc j'ai payé ça une poignée de figues, et je suis très contente. Dans ma joie intense, j'ai ne fois de plus complètement foiré mes photos, y'a du flou, du pas cadré, de la pose du sentier, y'en a pour tout le monde, bref, du rêve, comme d' habitude.

La voilà, l'histoire.

 

camai 002  Je tiens à le dire tout haut: NON, je ne range pas beaucoup, OUI, il y a des seconds plans dont on se passerait (elles sont belles mes tongs roses, hein? et mes ballerines roses, hein elles sont belles?), et NON, définitivement, je ne souhaite pas faire mon lit sinon j'ai l'impression d'être psycho-rigido-maniaco-obsessionnelle, et vous imaginez bien que c'est déjà PAS la peine d'en rajouter, merci, bonsoir.

camai 006 

camai 008 Pantalons Camaieu, haut gris Zara, haut noir American Vintage.

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15 septembre 2013

PAS DE PANIKE.

La demie saison, c'est un drôle de truc, soit tu te crois encore en été, et tu attrapes un mini-rhume avec le nez qui coule, soit tu rues direct dans le dressing d'hiver, et tu attrapes des suées avec les aisselles qui coulent. Ça fait rêver, un peu.

Pour aller me balader, j'avais choisi de porter un legging et un bête tee-shirt, mais avec mes niouuuvelles Nike (à ce sujet, j'ai connu un instant de grâce: j'avais fait livrer ma commande au bureau comme d'hab, j'avais enlevé mes sandales pour vérifier que mes baskets m'allaient bien -bah oui, dix ans que je pointe du 38,5 chez eux, mais sait-on jamais, l'entreprise avait peut-être subitement décidé de modifier complètement sa grille des tailles et de tout bouleverser-, donc je vire mes sandales, vu qu'a priori y'avait juste un pote dans le bureau, quand VA COMPRENDRE POURQUOI, et pourquoi à cet instant, mon chef de service s'est pointé (pointé, pointure hahanan) en utilisant la porte située derrière mon dos, donc avec vue sur mes pieds. Dans sa grande discrétion il a feint que TOUT CECI ÉTAIT ABSOLUMENT NORMAL, et je répondais aux dix-huit questions qu'il urgeait de me poser, avec une sandale sur un pied, une basket montante sur l'autre, la deuxième sandale posée sur mon bureau, et des chips de polystyrène dans les cheveux. Je pense que mon chef peut dorénavant avoir une idée assez précise de mon sérieux et de ma totale disponibilité en cas de, mettons, alarme incendie. Il peut aussi songer à me faire interner. Pitié, laissez moi mes baskets). J'en profite pour dire que je suis une fan de mes Airforce 1..ce modèle là paraît hyper basique mais je trouve que la semelle épaisse et lourde tape en plein dans le mix hip-hop-sport-streetwear, tout en restant..hyper basique et passe-partout.  Je les porte jusqu'à les flinguer intégralement (ce qui est en réalité très difficile, parce qu'elles sont très costaudes), et avec tout. Avec des jupes aussi, oui. 

Du coup je sais plus trop où j'en étais, ah si: j'avais froid des bras et chaud des pieds, donc aujourd'hui j'ai fait l'inverse (essai/erreur, processus cognitifs, toutça), en l'occurence un autre leggings, avec des tongs et une chemise à manches longues, et le bilan thermostatique était toujours aussi insatisfaisant.

Donc Météo France, s'il te plaît, merci de faire des choix, hein, chaud ou froid, moi c'est trop compliqué ce concept de demie saison.

Voilà. La semaine prochaine, je raconterai comment j'ai galéré pour récupérer la fatigue d'un week end de visionnage intense des Experts (c'est pas comme si je ne savais pas que c'était au fond nul à ch.., pas comme si je connaissais déjà les épisodes, hein), et comment le manque de sommeil me fait ressembler à Grissom. Vous verrez, ça sera bien.

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Baskets Nike. Existent en version basse.

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11 septembre 2013

TRAVAIL, ÉTUDES, PATRIE.

D'abord, une information importante: je ne suis pas prise en otage au fin fond du Swaziland, qui d'ailleurs n'existe peut-être même plus.

Je suis juste, juste over-déborded-full-busy, ou plutôt j'étais, carrrrrr (roulements de tambour).... j'ai terminé mon mémoire. Ou, devrais-je dire, mon putain de mémoire à la con (*pardon les gens*).  INCROYABLE, oui, et je suis la première à être surprise. Comme je n'étais également pas la dernière à me taper la tête contre le clavier jusqu'à imprimer un azerty sur mon front, ni la dernière à me lamenter, ma foi...tout ça se tient.

Mon impression? J'ai fait de la merde (*pardon les gens*) (tant que j'y suis, autant prévenir: ça risque de pas s'arranger). Je pense que le jury qui va devoir se taper la lecture (et la traduction, parce que mon français à moi, c'est de la langue étrangère) (balèze) de mon pâté mériterait le prix Nobel de la Bonne volonté, si tant est que ce prix existe, et si tant est qu'on survive à cet exercice. Si j'essaie de positiver un peu, je peux aller jusqu'à imaginer que cela restera dans les annales universitaires de l'année 2013 au chapitre "la plus grosse blague".

Cela dit, moi, j'ai moyennement rigolé.

J'ai pleuré, ça oui. Pleuré d'émotion en écrivant certains passages où je décris mon travail auprès des enfants (beuheuuhaaa j'aiiiiime tellement les z'enfants, ouiiiiinnnnn), pleuré de rage parce que je n'arrivais plus rien à produire qu'un paquet de lieux communs nuls à chier, convenus et inutiles. Pleuré sur mon sort, pleuré sur le sort de ceux obligés de me supporter, pleuré sur mes employeurs.

J'ai aussi tempêté, à tout va. Tempêté après mon mec parce qu'il voulait m'aider à organiser ma présentation, hurlé sur mon fils quand il venait me faire des bisous (Arrêêête de déranger Mamannnn! Puis, deux secondes après: mais non en fait mon Prince, Maman est méchante, idiote et connnnnnne, excuse la, elle est fatiguée, excuse la, tiens, prends 100€, va t'acheter des bières), tempêté après les gens qui me demandent de bosser (mes employeurs, oui, ces demandes sont légitimes, si on va par là) alors que je suis en train de gribouiller ma 25e tentative de traiter les pratiques de lecture. Tempêté violemment contre moi-même pour avoir jeté par mégarde la version n°26 -la moins lamentable-. Breeeeef. Moralement, j'ai connu des instants plus radieux.

Mais maintenant, je suis presque soulagée (pas contente de moi non plus. Faut pas déconner), parce que cela se termine. Je n'aurais plus la quasi obligation de me nourrir de baguette et de gruyère le nez collé à Office. Ni obligée de boire un nombre débile de cafés par jour, donc plus forcée de veiller, au bord de la crise de nerfs, parce que la caféine ne se dissout PAS dans mon organisme. Ni m'apercevoir que l'Assistant Word est devenu mon confident, mon meilleur pote. Je vais pouvoir me vautrer à nouveau devant Esprits criminels, sans rien capter, comme un veau neurasthénique, en passant des commandes futiles sur nike.com. La good life.

J'en suis arrivée au point où tout ce qui compte, c'est d'avoir terminé. Peu importe si on publie mon vomi travail dans les pages "gag" de Télé Z, pas grave qu'il serve de référence (À NE JAMAIS FAIRE) pour de futurs étudiants. Tant mieux, même. 

Voilà, bonsoir (TF1 j'arriiiiiive!!).

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06 septembre 2013

TESTÉS ET APPROUVÉS.

Au départ, j'imaginais écrire un post en relation avec ma semaine parmi les ados, puisque je suis de retour, par le truchement d'un transfert de service (sauvage. Le transfert, pas le service), auprès des élèves de collège. Je n'avais plus travaillé auprès de collégiens depuis des années, et je retrouve non sans un certain plaisir tout ce qui fait le sel de cet âge (l'âge ingrat? Pas que): la spontanéité, le naturel, la fraîcheur, une certaine pureté en matière de relation à l'adulte..

Au départ, j'imaginais donc développer une thèse/antithèse/synthèse sur l'ado, son mode de vie, son alimentation, son mode de reproduction en milieu clos mais vu la semaine que j'ai passée, inondée de fraîcheur, de spontaneité, de tonus, que j'en ai quand même pris plein la poire de leur hormones parfaitement aptes à me clouer au sol, je n'ai qu'une envie: ne PAS en parler. Enfin pas tout de suite, pas trop vite.

Et puis en parler, ça signifierait que je pourrais aussi bien décrire tout cela, par écrit, oui, dans un mémoire, oui, et là, mon esprit procrastinateur n'est PAS d'accord. Bref, on n'en parle pas.

Alors causons d'autre chose, par exemple de mes découvertes en matière de cosmétique, ça, ça ne me prend PAS mon énergie.

J'ai donc découvert (avec comme d'hab' un très léger retard à l'allumage, n'est ce pas):

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L'huile démaquillante lactée, Marionnaud nature. Mes amis, ce produit, c'est de la bombe de boule de balle. Pourquoi? Parce que huile démaquillante rime avec confort (en langage beauté, oui). Confort absolu. Cette huile est gélifiée (ça veut dire que tu peux l'emmener en voyage sans qu'elle nique l'intégralité de ta garde robe, si elle se renverse. Donc nique, ça rime avec pratique). Au contact de l'eau, elle se transforme en lait-lotion très facile à rincer, même à l'eau froide, ce qui est fort utile. Et elle se rince bien. Sa composition est très très clean, et son prix total respect de tes économies. Donc économique rime avec chic. (Sur le site de Marionnaud, il y a en ce moment des réductions, elle est à 9,90€, trois fois rien pour une contenance correcte). Pour avoir essayé douze huiles démaquillantes différentes, celle ci est ma favorite. 

image Mascara Volume millions de cils. Parce que je suis aussi Eva Longoria, parfois, dans ma salle de bains, j'ai besoin d'un mascara qui donne du relief à mes cils, qui s'applique facilement, et surtout qui résiste à mes fous rires, mes coups de chaud, ou à l'épluchage des oignons (Eva Longoria pèle ses oignons, parfaiiiiitement). J'étais fidèle à mon Diorshow depuis la nuit des temps, j'adore sa brosse et sa texture. Je ne saurais même pas dire ce qui m'a pris, un matin, à brûle-pourpoint, de partir en expédition chez Monop' pour tester absolument toutes les brosses possibles et imaginables. Comme beaucoup, je fais bien sûr une fixette sur la brosse: il faut qu'elle soit touffue, fournie et pas trop fine (ma-gni-fi-que). J'avais plein d'a priori sur les brosses en plastique. Pourquoi? Bah j'en sais rien, par peur de l'inconnu sûrement (n'importe quoi). Là, quand j'ai vu Eva lancer des regards de braise sur la photo de la pub, j'ai pensé "du plastique? Moi aussi je le vaux bien". Donc voilà, depuis un moment (un mois en fait) Millions de cils et moi filons un amour parfait, il ne coule pas, malgré les températures absolument indécentes de ce début septembre. Niveau prix, il me coûte la moitié du Diorshow, malgré toute mon affection pour Christian Dior, je suis ultra satisfaite de mon produit grande distrib'. 

 

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Troisième "découverte" (le produit a quelques milliers d'années au compteur) (on est branchée, ici. Ou pas), l'huile de tea tree (Phytosun aroms) J'ai une tendance à produire des grains de millium. Vous voyez ce que c'est? De microscopiques points blancs qui adorent se loger sous les yeux, en haut des pommettes. Microscopiques..moi j'ai l'impression qu'ils clignotent comme des gyrophares épileptiques, mais Epoux me soutient qu'on ne voit rien (en même temps, il vient juste de s'apercevoir, après quatre mois, que mes cheveux sont blonds patinés..breeeeef, passons) Hein? Oui, c'est dégueu. Sur les forums, pour se débarasser desdits grains, on conseille tout un tas de choses, qui vont du simple ("fais comme si de rien n'était") au gore hardcore ("vide le avec une aiguille à tricoter chauffée à blanc"), en passant par l'industrie chimique et sa brigade de noms incomprehensibles. Et pofpof, au mileu, huile essentielle de tea tree. Miraculeuse paraît-il. Donc je respecte à la lettre le protocole indiqué (une milligoutte, en massages, en évitant tout de même la peau fragile de la paupière), et j'y crois à fond. J'ai pris une huile essentielle pure, moins chère (en parapharmacies, ou chez Monop') (passion Monop' exactement) que les versions "coupées" type The Body Shop. et tant qu'à tester, j'ai pris d'autres huiles essentielles (lavande notamment) que j'utilise pour tout un tas de trucs (dans un atomiseur, additionnée d'eau, pour purifier l'atmosphère et favoriser le sommeil de Fiston), et depuis ce, je la ramène tout le temps sur le mode "Quuuuooooaaaa? Tu n'utilises pas les huiles essentielles??!! Mais enfin, c'est tellement géniiiiial, enfin, incroyable". (La connerie à l'état pur, non coupée).

 

Comme vous l'aurez noté, mon cerveau est sacrément endommagé par cette semaine de reprise, j'entends la pizza au gorgonzola, noix et roquette qui m'appelle, mon pyjama qui rampe tout seul vers moi pour que je l'enfile, breffff, il est temps de lever l'ancre. 

See ya.

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02 septembre 2013

À MOI.

Aujourd'hui, busy day: la pré-rentrée.

La pré-rentrée, c'est le moment où les enseignants reviennent, où l'on passe deux heures à se raconter ses vacances, à se montrer sous un jour meilleur, en sachant que le pire est à venir. Le pire, ce peut être les classes pleines d'ados rebelles en phase hormonale ascendante, les problèmes de connexion, l'heure des conseils de classe.. Des problèmes, il y en aura.

Aujourd'hui, j'avais mis ma bonne humeur (et une blouse à manches longues) (n.b: mauvaise idée) et mon sourire number three (celui dédié aux instants de joie presque pas feinte, une joie à peine assombrie par un tout petit nuage minuscule), parce que j'ai décidé que cette année scolaire serait la mienne.

J'ai bossé corps et âme pendant près de dix ans au sein d'un service pointu et exigeant, en allant certainement trop loin dans mes limites personnelles, physiques, psychologiques et mentales, en triplant les bouchées doubles, comme un petit soldat de plomb. Je travaille désormais dans un service où j'ai été désirée (non, tout va bien avec mon schéma familial, hein) et où je sens à la fois une certaine appréhension ("N'a t-on pas placé la barre de mes compétences trop haut? Vais-je décevoir?") (genre Usain Bolt, qu'on attend toujours avec dix mètres d'avance) (sauf que je suis blanche, petite, et nulle en course mais c'est une image), et une certaine quiétude à être attendue de la sorte. Le challenge me fait pousser des ailes. 

Pour avoir testé et vécu d'autres formes d'attentes/performances, et avoir réussi des choses délicates ou techniquement difficiles, je crois que les dix dernières années m'ont formée bien au delà de ce que je croyais. J'ai appris, en me les imposant, la persévérance, l'exigence, l'abnégation, le toujours-plus-haut-toujours-plus-fort, en m'interdisant d'être faible, ou fatiguée, ou râleuse, et sincèrement, cette lutte m'a construite d'une façon intense. 

En même temps, fallait bien trouver du positif dans ce sac de noeuds où on m'emmêlait. Mieux valait également disposer d'un mental de guerrière dans cette décénie, parce que sincèrement, il y aurait eu de quoi tomber malade. Je ne veux plus être en position de tomber malade, et cette espèce de machine qu'on m'a parfois reproché d'être...ben c'est moi. 

Donc ceci est presque un mémento à ma propre attention: ne change pas, petit soldat, ce n'est pas toi qui tombera dans ce monde de fous.

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01 septembre 2013

Lérins-Italie 018

Lérins-Italie 022

Lérins-Italie 019 (2)       Vacances, c'était bien.

Short Petit Bateau, tee-shirt Zara, sacs American Vintage et Petit Bateau.

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31 août 2013

LA RENTRAYYYY

Tel quel, ça fait un choc, mais en fait j'ai repris le travail depuis une semaine. Comment se peut-ce que je n'ai poussé aucun hurlement, ni écrit aucun post larmoyant-suicidaire-révolutionnaire? Bah j'ai changé de service, voilà.

Irais-je jusqu'à dire "à l'insu de mon plein gré"? Bah en substance, je pourrais, mais cela risquerait de nuire à mon nouveau bonheur d'ambiance pro, et ça m'ennuierait également de revenir sur les temps révolus où ma seule certitude, passez moi l'expression, c'était de me faire niquer à tout moment, copieusement, voire (et sans orgasme, hein, prenez pas ça pour une partie de plaisir).

Peut-être aurais-je de nouveau tout un tas de problèmes de bureau, plein de stress qui me transforme en boule d'épingles, l'impression d'être au front tout le jour durant, l'hésitation entre me faire toute petite et l'ouvrir très grand...Pour l'heure, il n'est pas question: je vais juste bien, tout est tout neuf, ça roule ma poule (même s'il me reste en réserve de quoi faire avaler ses dents au premier qui me gâchera la joie). Parenthèse fermée.

Donc, la reprise est de mise, mais je vais aussitôt revenir sur les deux mois qui viennent de passer, puisque cela reste ma saison préférée. L'été est un ami de longue date (muahaha), je l'aime, et plus ça va plus j'en tire parti.

J'achève de développer les réflexes vitaux: COMMENT NE PAS PERDRE DE TEMPS EN VACANCES.

* Certes, on n'est pas des bêtes, mais j'ai cessé de me préparer le visage le matin. Me lever à 7h30 (pour arriver à la plage encore presque vide), c'est déjà beaucoup, d'autant qu'à coup presque sûr, la nuit a été courte. Donc fi des nettoyage, tartinages, crémages divers...un pschitt d'eau florale et basta. De toutes façons 1) à 7h30, personne n'est suffisamment frais pour repérer la meuf tombée du lit (d'ailleurs c'est l'heure où les autres rentrent de boîte, c'est pas moi la moins présentable non plus). 2) quand on a la tête sous l'eau et un masque sur la tronche, et qu'on est décapée par l'eau de mer, non seulement ça ne sert à rien, mais en plus ça fait glisser et donne un sale goût au tuba. C'est en retourner m'échouer (telle une merde, un peu) que je me tartine d'écran solaire, patiemment, jusqu'entre les petits orteils (style).

* Certes, ils me font un peu tripper, tous ces touristes (je n'ai PAS dit Italiens) hyper-équipés, qui déboulent sur la plage avec deux chaises pliantes, le parasol, le coussin pour la nuque, deux sous-serviettes, deux serviettes, la casquette, le livre de mots croisés..Mais bon. La dernière fois où je suis allée nager, j'avais: ma serviette. Et je suis très contente d'avoir réussi à rationnaliser aussi cet indispensable: j'ai acheté (5e chez Toto tissus) (d'ailleurs, le Toto de Cannes ne vend plus de wax, ils ont été rapatriés à Nice) (un scandaaaale) un coupon de tissu (170x170) liberty, pur coton, qui sèche en 42 sec., me permet de m'étaler comme une étoile de mer dessus sans toucher les bords. Cette serviette pèse rien du tout, se plie en tout petit, bref, l'idée est bonne, plus bonne que la plus bonne de tes copines.

* Toujours dans l'optique d'alléger la charge, je n'emmène plus mon bastraingue à la plage. Plus d'Iphone (trop flippée de me le faire chourer et ça me gâche le snorkelling), je demande l'heure aux gens (toi, le moniteur de planche par exemple, tu as l'air d'avoir une très grosse...montre) (j'ai honte, ohhh oui j'ai honte). On vit très bien sans ces trucs là, je vous assure. Une carte de bus, ça n'occupe aucune place dans la poche d'un short, et j'embarque tout de même un euro dans la mini poche pour prendre un café après ma plongée.

 

*Au lieu de désepérer sur la quantité d'après-soleil restant dans le pot à la fin de la saison (au début, on en mets, après...ben ça nous gonfle), j'ai investi dans quasi rien: Ialugen crème (Laboratoires Genévrier) (gaffe, les pharmaciens confondent avec Yalugel, qui n'a rien à voir) (psss, mais qu'ils sont bêtes!), qui coûte moins de dix euros, et constitue le meilleur soin réparateur que je connaisse. Et pas rempli de pétrole, qui plus est.

* Bon. Je ne devrais peut-être PAS m'en vanter, mais j'ai réussi cet été à me contenter d'un seul shampooing hebdomadaire. J'explique: fin juin, j'avais les cheveux limite dressés sur la tête. Au sortir du bureau, j'allais à la plage, je les lavais le soir en rentrant chez moi, mais j'avais beau cremer, poser des masques à l'huile de coco, rien à faire: ils tiraient carrément la gueule (genre: approche le peigne pour voir ON LE MANGE). J'en ai déduit, mon cher Watson, que trop de shampouinage tue le shampouinage. J'ai donc profité des premières semaines de vacances pour noter que l'eau de mer plus le vent plus le soleil étaient suffisamment "agressifs" pour ne pas rajouter du détergent là dessus. Je pensais que ça allait virer au bain d'huile au bout de trois jours, mais que nenni: le cuir chevelu s'est senti détendu du bulbe (mais comme c'est drôôôôôôôôle), et nous avons donc franchi un pas dans le processus de paix: "tu m'attaques pas / je te laisse tranquille". Sérieusement. Depuis, je les respecte et ils me le rendent bien (oui, ça rime avec Royal Canin).

 

Voilà. See you soon, les amis.

 

Posté par Marieposte à 18:50 - Commentaires [0] - Permalien [#]



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